« Si votre justice ne dépasse pas celle des scribes et des pharisiens. »


Matthieu V-20 : version texte | version audio


Révélation de Jésus Christ reçue par Gottfried Mayerhofer

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Ce chapitre embrasse la partie majeure de tout ce qui est nécessaire à l’homme pour son perfectionnement animique et spirituel, comme une aide normative pour ses libres actions. Dans le sermon sur la montagne je montrai aux hommes la valeur spirituelle de leurs souffrances, de leurs sacrifices, de leurs luttes et de leurs abnégations, et je leur fis comprendre comment la conscience doit toujours être le guide de toute pensée, parole et action. Je fis montre à mes disciples et auditeurs de l’heureuse perspective des béatitudes qui les attendaient s’ils observaient mes préceptes d’amour, et si en raison de ceux-ci ils supportaient aussi des injustices et des persécutions. Le sermon sur la montagne embrasse tout ce qui me conduisit à descendre vers vous, et à subir la plus grande des hontes, pour vous donner un exemple vivant de la façon dont vous devez œuvrer, si vous voulez vous mériter le nom de « Mes fils » J’enseignai à mes disciples que celui qui écoute ma parole, doit aussi la diffuser et la mettre en pratique, et je leur exposai au moyen d’expressions symboliques leur mission. Je les comparai au sel de la terre, lequel correspond au principe stimulant dans le monde animique spirituel ; car le sel est nécessaire pour la transformation de la substance matérielle, pour préserver de la putréfaction, pour éliminer les éléments nocifs, et en général pour le maintien d’une saine activité corporelle ; le sel est également nécessaire comme stimulant aux fins d’une activité spirituelle. En d’autres termes : là où manque la substance excitante, là aussi manque la vie, et sans vie il n’y a pas de mouvement, et sans mouvement il n’y a ni chaleur ni lumière. Celui qui est appelé à être maître et guide de son prochain lorsqu’il n’est plus apte à sa fonction, et par conséquent est devenu inutilisable pour ce service, en raison de ses mauvaises actions, qui doivent être foulées aux pieds comme le sel insipide, afin que de celles-ci il en dérive aussi un avantage pour l’ensemble. Je leur dis en outre que ma doctrine n’est pas neuve, mais simplement exprimée en d’autres termes, pour qu’elle puisse mettre en évidence la vraie lumière des enseignements de Moïse et des prophètes et mieux éclairer le sens des paroles, en montrant ainsi à toute l’humanité, comment toutes ces prédications et ces commandements divins manifestés à travers des hommes envoyés par moi, ont toujours eu le même but de faire comprendre à l’humanité leur valeur spirituelle, ainsi que la voie la plus courte qui conduit à mon grand royaume spirituel, afin que son action puisse être celle qu’il sied à des êtres portant au cœur l’étincelle divine que j’y ai placée. Je les assurai que mes paroles auraient une durée éternelle, parce que prononcées par un être Suprême éternel, et qu’elles ne peuvent porter autre chose que sa propre empreinte ; et je leur dis en outre que toute injure commise au détriment de mes lois porte avec elle le châtiment, c’est-à-dire se juge elle-même ; parce que je savais bien que dans les temps à venir les hommes utiliseraient mes lois d’amour pour masquer leurs propres intérêts, et sous l’égide de mon nom pratiqueraient la haine, la vengeance et d’autres passions encore. Les pharisiens et les scribes de cette époque, qui avaient abusé du droit d’inculquer au peuple la religion, avec des coutumes et des articles de foi, et d’en expliquer le sens en cherchant à accommoder autant que possible à leurs intérêts les explications et l’observance des lois Mosaïques, et même de paraître vivre franchement en conformité avec ce qu’ils disaient. Je connaissais bien la fausse et hypocrite justice de cette caste d’hommes, et je savais comment ils n’expliquaient et n’observaient pas ces lois dans le sens voulus par moi, mais seulement en conformité avec leurs buts et leurs desseins ; aussi fut-il de mon devoir de mieux expliquer à mes disciples et au peuple ; afin de rendre leur conscience un peu plus sensible qu’elle n’avait été jusqu’alors sous l’influence de l’égoïste et fausse explication de leurs prêtres. J’expliquai donc à mes disciples et au peuple la vraie loi d’amour, qui était en manifeste contradiction avec ce qui était exposé par les prêtres, puisqu’en raison de la fausse interprétation des lois mosaïques, les représailles, la haine, la vengeance et la persécution étaient alors permises. Or, comme il est bien plus agréable de satisfaire la haine et la vengeance plutôt que de pardonner à l’ennemi, ou bien de faire du bien à qui ne mérite que le mal, de ce fait la susdite fausse interprétation trouvait facilement des adeptes.
« L’amour du prochain et le pardon y ont été établis par moi, comme uniques règles fondamentales pour la vie. » Ce chapitrer traite de diverses circonstances de la vie mentionnées par moi, en lesquelles l’homme peut et devrait exercer l’amour fraternel du prochain, et je montrai aussi quelle extension doit avoir cet amour, si l’on veut que les œuvres qui le suivent trouvent une valeur spirituelle auprès de moi. Je déposai la pierre angulaire de l’abnégation, du renoncement et de la capacité de sacrifice, en quelle pierre, malheureusement, depuis cette époque jusqu’à aujourd’hui, beaucoup ont trouvé et trouvent encore un achoppement. Je dis à mes disciples que, bien qu’ayant dépassé toute passion humaine, ils devraient tenir toujours présent à leurs yeux l’exemple de Dieu, qui fait lever son soleil aussi bien sur les bons que sur les méchants et fait tomber la pluie aussi bien sur le champ du juste que sur celui de l’injuste ; et je dis en outre qu’il devaient cependant aider, tout le monde avec un égal amour, en n’importe quelle circonstance sans point se soucier s’ils en auraient en échange de la reconnaissance ou non. En ce sermon je présentai l’image d’un homme à l’esprit élevé, comme il devrait être , et par mon attitude durant mon pèlerinage terrestre, je prouvai pratiquement que l’homme, pourvu qu’il le veuille, peut aussi vivre de cette façon. C’est seulement grâce à ces lois d’amour et à leur observance que les êtres dotés de raison sont progressivement ennoblis et témoignent à leur tour leur origine divine ; tandis que ceux qui par entêtement et dureté de cœur suivent la voie opposée, qui hélas est encore aujourd’hui considérée par la majorité comme la seule réelle, et qui, au lieu de monter vers les hauteurs spirituelles, s’enfoncent au contraire dans les abîmes de la matière. Cependant il est bon que vous sachiez aussi ceci : « C’est une chose quand vous priez pour votre compte mêmes si vous employez mes paroles comme une gymnastique spirituelle quotidienne, pour vous rappeler de moi ; et c’est une autre quand, assaillis par quelque tribulations et le cœur déchiré, vous vous tournez vers moi avec des mots qui ne suivent pas un ordre préétabli, mais bien plutôt une impulsion qui sort directement du cœur ; ce sont en définitive les mots placés en vous dans la bouche par moi-même, pour implorer l’aide de ma main secourable, lorsque, désarrois, oppressions et dangers en tout genre peuvent vous assaillir à n’importe quel moment de la vie, afin qu’assistés par moi, vous n’ayez pas à tomber en tentation. Si vous ne prenez pas en considération les concepts comme l’amour, l’humilité, l’équité et le pardon, comment est-il possible que vous puissiez entrer dans mon royaume de paix et d’amour, si vous ne travaillez pas d’abord à devenir mes enfants, parce que parmi ceux-ci ne peuvent être rangés que ceux seulement qui suivent mon exemple :
« En premier lieu, ceux qui portent volontairement leur croix, placent après et de beaucoup, tous les plaisirs du monde par rapport à ceux spirituels, pratiquent l’abnégation d’eux-mêmes et se souviennent toujours que mon royaume d’amour n’est pas de ce monde ; mes fils ne peuvent être en même temps aussi des enfants du monde, mais ils doivent au contraire aspirer à cette élévation spirituelle ainsi que morale que l’homme de bonne volonté peut atteindre ;ils doivent, c’est-à-dire comme je le fis moi-même, dominer leurs passions et leurs penchants, et accepter pleins de confiance ce que je leur envoie pour leur bien ; ils ne doivent pas fuir le monde comme des lâches, pour ne pas tomber en tentation, car cela ne renforce pas l’Esprit, mais bien plutôt l’affronter sans peur, pour justement apprécier la vraie valeur de tels et futiles et apparents bonheurs, en s’efforçant ainsi de se renforcer toujours dans le vrai et dans le bien, dans la conscience de la pureté de leurs pensées, de leurs paroles et leur œuvres, et comme un phare qui continuellement rayonne sa tranquille lumière d’amour, de confiance et de pardon bien plus loin et au-delà de toute vicissitude humaine de la vie, afin que les autres n’aient pas seulement à croire en leurs paroles, mais puissent dans leurs actions trouver également l’efficace confirmation de ce qu’ils entendent. C’est de cette façon seulement, c’est-à-dire, quand eux-mêmes sont plus justes, plus aimant et plus confiants que beaucoup d’autres enfants égarés, qu’ils peuvent servir à ces derniers de guide, et que leur cycle de vie terrestre d’épreuve achevé, ils peuvent demander à être accueillis par moi comme fils, et à entrer dans mon royaume éternel d’amour, dans mes cieux, où ensuite, en récompense des épreuves soutenues ils seront participants de ces béatitudes dont il est fait mention dans l’exorde de mon Sermon sur la montagne. Efforcez-vous de porter avec vous dans l’au-delà votre livre de vie, avec à l’intérieur fortement écrites, des bonnes pensées, des paroles et des actes, puisque je vous ai déjà montré comment on peut avec les pensées pécher contre ma loi d’amour, et comment souvent il ne manque que l’occasion pour les traduire en actes. Gardez-vous donc des pensées criminelles qui obscurcissent l’esprit et dégradent votre homme intérieur animique, et fuyez les occasions de mettre ces pensées à exécution. Lisez fréquemment mon Sermon sur la montagne ; vous y trouverez indiquées tant de choses, en lesquelles vous êtes faibles encore, et en lesquelles si souvent vous manquez envers moi, envers votre prochain, comme aussi envers vous-mêmes, et à cause desquelles vous découvrirez pour quelle raison vous êtes encore loin de mon royaume des cieux. Ne murmurez pas quand, moyennant diverses mesures en suscitant des événements qui ne sont pas de votre agrément, je vous présente simplement l’occasion de vous exercer en ce qui vous fait encore défaut ; ce qui importe est que vous ne perdiez pas confiance en moi, et que vous soyez continuellement vigilant afin que les penchants criminels n’envahissent pas votre cœur, et que vos puissiez étouffer le mal déjà dans son germe initial. Seulement de cette façon et avec l’exercice constant, la force augmentera en vous, et vous deviendrez toujours plus capables de vaincre en temps voulu toutes les tentations possibles. Quand votre mission étant achevée ici sur la terre, et le triomphe obtenu pour pouvoir ensuite avec des forces renouvelées répondre à des exigences plus grandes ; car celui qui administre ici fidèlement le peu, sera placé par moi dans l’au-delà à la tête de l’administration de grandes choses. Comme vous voyez, à de telles missions sont aptes seulement des êtres déjà éprouvé à tous égards et trempés dans le souffrances et dans les adversités, et qui, confirmés dans la pureté de la pensée et de l’action, sont en mesure, avec l’élévation de leur esprit, d’éduquer et d’élever d’autres êtres. Et c’est pour cette raison que je vous donne tant d’explication détaillées au sujet de mes commandements d’amour, afin que vous ne cédiez pas aux penchants de votre amour-propre, avec l’excuse précisément, ce qui assurément devant moi est une faute grave, c’est-à-dire : pécher avec des jeux de fantaisie, qui sont le germe de toute action aigre, sale et mauvaise. AMEN !