Qui était Melchisédek, roi de Salem

Extrait de l’Enfance de Jésus (Jacob Lorber) :

En version audio

Peu après Joël apporta sur une grille les poissons rôtis et les posa sur la table. Joseph remit à chacun une bonne portion, sans s’oublier lui-même. Mais il ne mit aucune part devant l’Enfant car Celui-ci recevait évidemment la Sienne de Sa mère. Mais cette fois l’Enfant ne fut pas content et réclama une part entière. Joseph lui dit : « Mais mon Jésus, mon petit garçon chéri, ce serait trop pour Toi ! Premièrement, Tu ne pourrais jamais tout manger, et deuxièmement si Tu l’avalais, Tu en tomberais malade. Ne vois-Tu pas que j’ai précisément remis à Ta mère une portion plus grande puisque c’est elle qui a soin de Toi ? Sois donc tranquille, mon petit garçon, Tu ne seras privé de rien ! » Et l’Enfant dit : « Je le sais, comme d’autres choses que tu ne connais pas. Mais il eût été plus convenable que tu donnes une part entière au Seigneur ! Sais-tu qui était Melchisédech, le Roi de Salem ? Tu ne le sais pas ! Moi Je le sais, et Je te le dis : le Roi de Salem était le Seigneur Lui-même et Abraham mis à part, personne ne devait s’en douter. Voilà pourquoi Abraham se prosternait devant Lui et Lui donnait spontanément la dîme de tous ses biens. Joseph, Je suis ce même Melchisédech et tu es pareil qu’Abraham. Pourquoi ne veux-tu pas Me donner la dixième part de ce poisson? Pourquoi Me remets-tu à la mère ? Qui a donc créé les poissons et la mer; était-ce Marie, ou Moi, Roi de Salem de toute éternité ? Voici que Je suis venu dans Mon bien de toute éternité et tu ne veux pas même Me donner une part entière de poisson ? Voilà pourquoi le temps viendra où les hommes feront une part plus importante à Ma mère charnelle qu’à Moi-même. Et Je devrai attendre que la mère soit servie la première, contrairement à l’ordre de Melchisédech. » Joseph ne sut que dire. Il partagea sa propre part en deux et donna la plus grande à l’Enfant. Mais l’Enfant dit : « Celui qui Me donne quelque chose et en garde une partie pour lui, ne Me connaît pas. Quiconque veut Me donner quelque chose doit tout Me donner, sinon Je ne l’accepte pas ». Alors Joseph poussa joyeusement toute sa part devant l’Enfant. L’Enfant leva Sa main droite et dit en bénissant les deux parts: « Qui me donne tout, gagnera au centuple. Reprends le poisson, Joseph, et mange ! Et tu Me donneras ce qui te restera ». Joseph reprit le poisson et en mangea beaucoup. Lorsqu’il fut entièrement rassasié, il en restait encore assez pour une douzaine de personnes, et l’Enfant en mangea un peu. Cette scène à table arracha des larmes de repentance et de joie à Jonathan et il dit à Joseph: « Joseph, mon vieil ami de jeunesse, dis-moi sincèrement, ne te sens-tu pas infiniment heureux lorsque tu penses à la grandeur de ta mission ? Que ressens-tu lorsque tu regardes l’Enfant et que la foi vivante de ton cœur te dit : Regarde, cet Enfant est Dieu Sébaoth ! Celui qui parla à Adam, à Enoch, à Noé, à Abraham, Isaac et Jacob ! Celui qui par l’intermédiaire de Moïse a libéré nos pères du joug de ce pays et qui leur a donné Lui-même la loi dans le désert, Qui a nourri quarante ans le peuple dans le désert où rien ne pousse si ce n’est quelques buissons d’épine et quelques chardons, Qui a parlé par la bouche des saints et des prophètes ? Ô Joseph, dis-moi, que ressens-tu en présence de Celui qui a posé les fondements du ciel et de la terre ? Oui, Celui qui a créé les anges, a fait le premier couple humain et l’a animé de Son souffle éternel. Oui, dis-moi, t’est-il possible d’en parler si tu songes à tout cela ? A regarder simplement l’Enfant ta gorge ne s’engoue-t-elle pas de vénération devant Celui qui est éternel, au point que tu ne peux que te taire ? ». Et Joseph répondit à Jonathan: « Tu as raison de me poser cette question. Mais réfléchis toi-même ! – Que dois-je faire ? C’est ainsi, et je dois supporter que le Très-Haut soit plus petit et plus modeste, sans quoi la vie me serait impossible ! Vois-tu, Dieu est Dieu, et nous sommes Ses créatures ! Il est tout et nous ne sommes rien ! Ce rapport est un juste calcul, peux-tu y changer quoi que ce soit, même par l’élévation la plus haute de ta pensée ?. Regarde ! Ta question est vaine ! Mon cœur serait-il gros comme la terre et ma tête grosse comme le ciel, pleine de sentiments et de pensées à faire trembler les anges, Dis-moi, quel service rendrais-je à Celui qui porte l’infini dans Sa main droite comme je porte un grain de sable dans la mienne? Serais-je ainsi plus homme et Dieu serait-il moins Dieu ? Regarde, ta question est vaine ! Tout ce que je puis faire est d’aimer l’Enfant de toute mes forces et de Lui rendre le service qu’Il me demande. Mais je laisse de côté toutes les autres élucubrations, sachant bien que ma pensée la plus élevée, la plus grandiose, n’est que fatuité face à la puissance de Dieu ». Cette réponse suggéra de toutes autres pensées à Jonathan et il ne posa plus de questions à Joseph.

Extrait de la Maison de Dieu (Jacob Lorber) :

Le Seigneur répondit : « Tu sais ce que J’ai dit à Hénoc ! Vois : que cet ordre soit toujours le tien ; demeure entièrement en lui ! Car Je ne requiers jamais rien d’autre des êtres humains que de M’aimer plus que tout en Ma qualité de Dieu, de Seigneur et de Père ! C’est ce que J’ai demandé d’Hénoc et c’est ce que Je demande également de toi et de tous tes descendants ! Je veux encore te révéler quelque chose : vois, vu qu’il Me plaît d’être sur cette terre maintenant, en Ma qualité de Prince des princes, Seigneur des seigneurs et Roi des rois, Je vais M’y construire une demeure Non loin d’ici, Je veux bâtir une ville et y habiterai jusqu’au grand temps des temps, lors duquel Je marcherai Moi-même dans l’habit de chair parmi Mes enfants véritables ! C’est ainsi que la terre sera l’endroit sur lequel Mes pieds se reposeront et marcheront !. Autrefois, lorsque Je M’éloignais de tes pères, Je devenais nouveau invisible ; mais maintenant, tu Me verras partir d’ici sur Mes pieds touchant le sol, comme un être humain, pour aller vers le Couchant dans un pays qui s’appelle Canaan (terre bénie). Toi, tu y parviendras en 17 jours de marche ! Là-bas, Je Me construirai une ville que vous appellerez « Salem », toi et tes descendants ! Et Mon nom, en tant que Prince des princes, Seigneur des seigneurs et Roi des rois sera « Melchisédech » un Ancien (prêtre) qui existe depuis toute éternité !. Tu es libre ; mais tes descendants devront Me donner la dîme de tout ce qu’ils récolteront ; ceux qui s’y refuseront seront chassés de Ma Présence ! Amen. » Alors le Seigneur S’en alla de façon visible à tous en direction du Couchant. Et Noé resta en prières avec Lui aussi longtemps qu’il Le vit.

Extrait de Trois jours au Temple (Jacob Lorber) :

Barnabé revint vers Moi et Me dit en souriant : Mon cher et charmant garçon, je reconnais la stupide erreur que j’ai commise en faisant le mauvais plaisantin avec toi. Du fond du cœur, je te supplie de ma pardonner et je te prie de bien vouloir nous expliquer la signification du nom de Jérusalem, car nous l’ignorons tous ! On traduit bien par la sainte Ville sainte, ou la ville de Dieu. Mais personne parmi nous ne connaît l’origine exacte du nom. On dit que ce lieu fut jadis nommé Salem, et qu’il fit la résidence du grand et puissant roi à qui tous les princes du monde devaient payer la dîme, car le roi Melchisédech était, aux yeux de tous, le seul véritable grand-prêtre de Yahvé. Mais on ne sait rien ou presque rien de ce grand-prêtre ; on ne connaît ni ses actes, ni ses enseignements. Si, comme il est hors de doute, tu en savais plus que nous tous, aies l’obligeance de nous instruire ! Je répondis : Eh bien ! Considère seulement les racines de l’hébreu ancien :
Je = cela est, Ruh ou Ruha = la demeure,
Sa = pour le, Lem ou lehem = grand roi ;
Me ou Mei = de ma, L’chi ou Lichi ( se lit litzi ) = face de lumière, Sedek = siège.
Vous savez que les anciens prononçaient les voyelles entre les consonnes, mais par pitié, ne les écrivaient pas. Il est donc nécessaire de replacer les voyelles entre les consonnes des mots qui ont plus de mille ans, et le sens véritable s’éclaircit de lui-même, à partir des racines. Es-tu satisfait de cette explication ? Barnabé répondit : Oui, parfaitement ! Mais, encore une fois, comment es-tu arrivé à percer un tel mystère ? Je dis : Comme pour toute chose, c’est la puissance de l’esprit de Dieu qui se magnifie en Moi. Mais tu ne peux le comprendre et tu ne le pourras, de longtemps encore ! Regarde, tu lis l’Écriture et tu n’y trouves rien de divin, parce que tu la considère comme une simple œuvre humaine, rédigée par des hommes désireux de dominer leurs semblables, comme tu crois que les Égyptiens l’auraient fait avec leurs gigantesques monuments sacrés, et les Hébreux avec leur Écriture saintes ; mais tout cela n’a plus aujourd’hui aucune signification, comme l’affirme depuis longtemps déjà tous les véritables savants du monde entier. Voilà ta profession de foi personnelle la plus profonde et la plus authentique ! Mais je te le dis : Qui considère l’Écriture avec le même œil n’y trouvera jamais rien de divin et restera toujours un rustre matérialiste qui ne pourra comprendre les choses et les manifestations extraordinaires que si elles se passent sous ses yeux, et encore il n’en tirera aucun profit pour son esprit parce que de tels miracles n’auront été pour lui qu’une occasion d’exciter ses sens. En vérité, de tels êtres ressemblent davantage aux pourceaux qui dévorent n’importe quoi et restent toujours les mêmes vieux cochons, incapables de faire la différence entre des détritus et du pain frais. Voilà pourquoi il est préférable que les hommes dépourvus de foi spirituelle s’abstiennent de lire et de souiller les écritures qui ont été données aux hommes par l’esprit de Dieu et qui sont à considérer comme la parole de Dieu. Car il est écrit : Tu ne prononceras pas en vain le nom de Jéhovah. Mais je dis et j’ajoute, que chaque parole inspirée par l’esprit de Dieu, équivaut au nom de Jéhovah. Le vaniteux qui lit comme une parole humaine le nom de Jéhovah est punissable. Par contre, celui qui lit, l’esprit pénétré de dévotion, et qui croit que l’Écriture est de source divine, trouvera sans peine ce qui est divin et qui peut éveiller ou vivifier son esprit. Si vous preniez l’Écriture pour ce qu’elle est, c’est-à-dire d’essence divine, comme vous l’êtes aussi, il y a longtemps que vous me prendriez pour ce que je suis et vous comprendriez comment j’accomplis mes miracles. Mais comme vous estimez que l’écriture n’est qu’une œuvre humaine devenue inutile et vaine, il vous est impossible de reconnaître qui je suis. Et comme vous ne voulez pas me reconnaître, mes actes vous sont parfaitement incompréhensibles.

Extrait du Grand Évangile de Jean (Jacob Lorber) :

Tout cela, Dieu l’avait déjà montré aux hommes bien des fois dès les temps les plus anciens, à Adam, à Seth, à Enosh, à Qénân, Hénoch, Lamek, Noé, et ainsi de suite jusqu’à Abraham, Isaac et Jacob, demeurant même souvent parmi eux en personne pour leur enseigner à marcher dans la voie du salut. Pourquoi avez-vous rejeté tout cela, vous, les hommes, et mis votre sagesse mondaine à la place des révélations divines ? Qui était Melchisédech, l’unique très grand prêtre, le roi de Salem ? Où sont ses enseignements et les très sages lois pleines d’amour qu’il a données aux hommes ? Vos pères les ont détruites ! Dans ses grands sixième et septième livres, Moïse avait restitué tout ce qui était perdu, et vous l’avez de nouveau caché au peuple, lui donnant à la place vos immondices. Dieu y est-Il pour quelque chose si, par la faute des prêtres égoïstes et d’autres hommes avides de pouvoir, toute l’humanité est à présent livrée au mal ? ! Dieu a donné à l’homme le libre arbitre afin qu’il puisse agir librement par lui-même; mais Dieu lui a donné aussi la raison et l’entendement, afin qu’il puisse appréhender et comprendre Ses avis et Ses lois et Il lui a donné la force de s’y conformer. Si un homme, de sa propre volonté, se laisse en dépit de tout gouverner par le monde et refuse de suivre les avis de Dieu, n’est-ce pas sa propre faute si, n’ayant rien voulu savoir de l’ordonnance divine, il tombe nécessairement dans toutes les misères ?! Et c’est parce que le mal et les ténèbres sont devenus trop grands parmi les hommes que Je suis revenu en personne, Moi, l’ancien Melchisédech, et que Je Me suis incarné, comme Je l’avais fait annoncer depuis longtemps par tous les prophètes.

Extrait de l’Épitre aux Hébreux chapitre 7 verset 1 à 4 :

Car ce Melchisédec, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très-haut, qui alla au-devant d’Abraham lorsqu’il revenait de la défaite des rois, et qui le bénit, auquel aussi Abraham donna pour part la dîme de tout, premièrement, étant interprété, roi de justice, et puis aussi roi de Salem, c’est-à-dire roi de paix ; sans père, sans mère, sans généalogie, n’ayant ni commencement de jours, ni fin de vie, mais assimilé au Fils de Dieu, demeure sacrificateur à perpétuité. Mais considérez combien grand était celui à qui même Abraham donna une dîme du butin, lui le patriarche.