« Mais maintenant je m’en vais à celui qui m’a envoyé ; et aucun de vous ne me demande : où vas-tu ? »

Sermon du dimanche 25 avril :

Révélation de Jésus Christ reçue par Gottfried Mayerhofer (en audio)


Je dis ces paroles à mes disciples en parlant toujours du Père et du Fils, car je ne pouvais pas leur rendre compréhensible autrement le rapport qui existant entre moi et leur Jéhovah, si ce n’est au moyen de l’image du Père et du fils, image plus accessible à leur intelligence humaine, et qui exprime aussi, dans sa correspondance spirituelle, le rapport existant entre l’amour et la sagesse, c’est-à-dire que moi, en tant que sagesse, je suis devenu homme, et en tant qu’amour, je suis resté l’éternel créateur et conservateur de tout ce qui existe. Mes disciples naturellement ne savaient pas ce que j’avais voulu dire avec cette déclaration, ni où je voulais me rendre ; car, bien que, grâce à l’influence de mes paroles et de mes prodiges, ils fussent convaincus de mon origine divine, ils entremêlaient toutefois beaucoup de pensées spirituelles avec des idées humaines matérielles ; et donc il va de soi qu’il dût en résulter des déductions erronées ; ainsi leur arrivait-il souvent de m’accuser de parler un langage dur et incompréhensible , quand ils ne comprenaient pas mes paroles et mes comparaisons. Lorsque je dis à mes disciples que je devais aller chez celui qui m’avait envoyé, je voulais dire que je devais aller au Père, c’est-à-dire à l’amour, auquel doivent aller aussi tous les hommes ; parce que, comme j’avais ma mission, ainsi l’avaient aussi tous les êtres créés par moi. Comme l’homme pensant se voit placé entre un monde visible et un monde invisible, et qu’ensuite la caducité de toute chose créée ne peut certes lui donner ni consolation ni paix ; aux choses qu’il voit surgir autour de lui, et qui l’entourent, il adresse aussi involontairement la question : « D’où venez-vous, ô créatures pleines de mystères et de merveilles ? Et à celles qu’il voit se dissiper : » Et maintenant où donc allez-vous ? Et par nécessaire conséquence, l’homme se trouve amené à se poser les mêmes questions à lui-même, se considérant comme un mystère encore plus grand que toutes les choses visibles qui l’entourent. Aux question : « Pourquoi suis-je vraiment ici ? Que suis-je ? Quel est ma fin ? Où irai-je donc finir un jour ? A toutes ces questions qui refont toujours surface, l’homme cherche à donner une réponse, mais malheureusement avec de maigres résultats, parce que les doutes surgissent toujours en troupes, ces doutes qui jamais satisfaits de la réponse obtenue exigent une plus grande clarté pour une plus grande sécurité. Mais maintenant le moment est arrivé aussi où dans l’esprit de la majorité se fait entendre une voix qui demande : A quelle fin sommes nous ici ? Qu’en sera-t-il de nous ? Mais la ligne de conduite de l’esprit ne peut donner qu’une réponse assez peu satisfaisante à de telles demandes ; de là dérivent recherches et aspirations à des choses nouvelles, non illusoires mais vraies, qui provoquent l’écroulement et la ruine de celles qui existaient avant ! Les hommes ont l’intuition que le spirituel ne peut être nié, bien que plus d’un savant s’efforce de démontrer que rien de spirituel n’existe, mais que tout est matière ; cependant les hommes sentent un vide dans leur cœur, vide qui, quelque grande que soit la quantité de matière brute que l’on jette dans la raison, ne peut pourtant jamais être comblé. De cette façon le genre humain est poussé à se libérer des influences avec lesquelles certains particuliers voudraient le tenir attaché et le guider tout à leur avantage. Faites donc bien fructifier le capital qui vous a été confié, afin de pouvoir me le restituer avec les intérêts, et ne l’enfouissez pas ; car autrement vous arriverez non encore mûrs dans un monde, où vous ne pourrez accuser que vous-même si vous avez à vivre non encore mûrs parmi les mûrs et comme malheureux parmi les heureux. Efforcez-vous par tout moyen de faire ce passage dans l’autre vie avec la conscience d’avoir fait tout ce qu’on pouvait attendre de vous, par suite de l’immense grâce d’amour et de vérité qui vous est accordée avec tant d’abondance ; et faites aussi votre possible pour utiliser Ma Parole pour vous et pour les autres désirant la lumière, de façon qu’il vous reste une conscience remplie de bonnes actions, et de peu d’erreurs seulement. Celui qui n’a seulement qu’une très vague idée de ma doctrine, ou qui n’en a pas du tout, n’est pas aussi responsable de ses actions que celui qui la connaît et la comprend, mais qui malgré cela pèche contre elle ; mais certes il ne faut pas penser et encore moins croire que celui-là sera jugé et châtié par Moi ; mais ce sera sa propre conscience qui l’accusera de faiblesse et du manque d’une sérieuse volonté pour s’être laissé tellement éblouir par le plaisir mondain, bien que se trouvant sous l’influence de l’aide spirituelle d’en-haut, au point de perdre sa propre dignité spirituelle. Souvenez-vous de mes paroles : L’enthousiasme que suscitent en vous mes paroles ne m’est agréable que s’il est suivi de l’accomplissement de mes deux commandements d’amour, et bien plus avec l’accomplissement au sens le plus strict du mot. La récompense qui vous attend si vous surmontez l’épreuve, vous ne pouvez pas même de loin vous l’imaginer, en raison du fait que vous ne connaissez pas encore mon royaume spirituel ; mais si vous pouviez voir comment même le plus haut esprits angéliques aspirent à se mériter une semblable récompense, alors vous travailleriez avec beaucoup plus de zèle pour la réalisation de votre but, c’est-à-dire, pour faire votre retour comme enfants à celui qui est l’Amour lui-même, un Amour cependant qu’un cœur humain ne peut concevoir. AMEN !