Le peuple juif et l’État d’Israël

Extrait du Grand Évangile de Jean ( Jacob Lorber )

Là-dessus, Je M’adressai aux Juifs en ces termes : « Vous n’avez pas voulu croire que Moïse et Élie M’avaient déjà précédé il y a peu ; il faut donc qu’ils viennent ici aux yeux de tous et vous disent eux-mêmes qui vous êtes vraiment!» À l’instant, les deux prophètes furent parmi nous et s’inclinèrent profondément devant Moi. Et Élie dit à haute voix : « Devant Toi et Ton nom doivent plier tous les genoux et tous les cœurs, au ciel, sur terre et sous la terre ! » Puis Moïse dit aux Juifs : « Profanateurs du Temple de Salomon, enfants du Serpent, quel démon vous a conçus, pour que vous osiez dire qu’Abraham est votre père, et que vous siégez sur mon trône et celui d’Aaron?! Mais puisque, sans avoir été appelés, vous vous y êtes installés vous-mêmes afin d’annoncer aux peuples la Loi que Dieu m’avait dictée, comment se fait-il que vous ne reconnaissiez pas à présent le Très-Haut, Celui-là même qui, sur le Sinaï, m’a dicté la Loi sur deux tablettes d’airain ?! Vous dites que nous devions venir d’abord, mon frère Élie et moi — et nous étions là tous deux ! Mais lequel d’entre vous nous a reconnus et a cru en nous?! Et ne nous avez-vous pas fait la même chose qu’à presque tous les prophètes et les saints de Dieu ?! Aussi, à quoi bon vous courber jusqu’à terre devant mon nom, hypocrites que vous êtes, si, au même moment, vous me persécutez et finissez par m’étrangler entre l’autel et le Saint des Saints ? Répondez donc à présent ! » Alors, l’un d’eux dit d’une voix tremblante : « Ô… grand prophète… mais… celui qui… fut étranglé… son nom était Zacharie ! » Moïse dit : « Ô méchant homme, tu es vieux à présent, mais tu te souviens des paroles que j’ai prononcées quand, à mon retour du Saint des Saints, j’ai parlé aux prêtres assemblés ! « Écoutez-moi, frères, dans Sa grande miséricorde, Dieu le Seigneur a ouvert mon âme, et l’esprit de Moïse est entré en moi, et mon âme et l’esprit de Moïse ne sont plus désormais qu’un seul homme qui se tient à présent devant vous, tel qu’il se tint jadis devant Pharaon, et devant Dieu sur le Sinaï ! Je fus le premier à établir ce trône et à y siéger sur l’ordre de Dieu — et à présent, je suis aussi le dernier à qui il est ainsi donné par Dieu d’y siéger ; car à l’avenir, le Seigneur seul, qui est déjà en ce monde, ayant miraculeusement revêtu la chair de l’homme, fera de ce trône ce que décidera Sa volonté à jamais insondable ! » Cette prophétie parfaitement véridique vous a rendus furieux, et vous m’avez arraché à mon siège pour étrangler mon corps. N’est-ce pas ce qui est arrivé ? » Un autre Juif tout aussi âgé dit, plus timidement encore : « Oui… c’est bien là… la vérité ; mais… qui pouvait croire une chose pareille?! ». Moïse dit : « Et pourquoi plusieurs hommes pieux l’ont-ils crue, que, pour cette raison, vous avez chassés du Temple et envoyés chez les païens ?
Quelques-uns sont encore en vie et peuvent témoigner contre vous ! » Un autre vieux Juif dit à son tour : « Oui, cela se peut — mais pour cela, il faut qu’ils aient eu une vision ; mais nous, nous n’en avons jamais eu ! » Moïse dit : « Oh, tu mens et te mens à toi-même ! Car tout cela vous fut clairement et distinctement montré sept fois de suite à tous, jusqu’au dernier valet du Temple, dans un rêve lucide dont vous avez discuté l’interprétation entre vous pendant des semaines, tandis que je me taisais. Comment peux-tu dire à présent que vous n’avez eu aucune vision ? » Le même Juif reprit : « Ah… ce rêve était donc une vision ? Ah, par exemple ! Qui pouvait s’en douter alors?! » Moïse dit : « Ô rusés renards, vous saviez fort bien, par les nombreux exemples de l’Écriture, ce que signifiaient les rêves lucides ! Voyez le songe de Jacob, celui de Joseph, celui de Pharaon, et bien d’autres encore : ne vous ont-ils pas murmuré à l’oreille ce que voulaient dire vos sept visions ? Mais votre amour du monde, votre orgueil de prêtres, votre goût immodéré pour la bonne chère, l’oisiveté puante et toutes les sortes de fornication, tout cela vous a rendus aveugles et sourds, et c’est pourquoi, craignant si fort de perdre, selon ma prophétie, tous ces agréments de votre vie terrestre, vous êtes devenus et êtes encore à cette heure, en cet instant, de véritables révoltés contre Dieu. Que dites vous, misérables vers de terre, de ce récit parfaitement authentique ?! Et voici qu’au Temple, le Très-Haut dont je ne serai jamais digne, moi, Moïse, de contempler la face glorieuse, vous a dit en personne : »Ce n’est pas Moi, mais Moïse que vous attendez, qui vous accusera auprès du Père ! » Et ce jour n’est pas encore achevé que cette prophétie du Seigneur suprême s’accomplit déjà, et que moi, Moïse, au nom du Seigneur votre plus grand prophète, je vous accuse devant Sa sainte face de tout ce dont vous vous êtes rendus coupables ! Qu’avez-vous à dire à présent pour vous justifier ? » Poussés dans leurs derniers retranchements, les Juifs demeuraient épouvantés et sans voix et ne pouvaient que balbutier en tremblant, sans qu’aucune parole audible franchît leurs misérables lèvres. Seul l’un d’eux, parmi les plus jeunes, dit d’une voix tremblante : « Seigneur mon Dieu, est-ce déjà le commencement du terrible Jugement dernier ? » Moïse dit : « Il est en mon pouvoir à chaque instant d’accuser ; mais la colère et la vengeance sont dans la main du Seigneur tout-puissant ! Pour vous, le Dernier Jour vient seulement de se rapprocher un peu plus ; mais à présent, tout dépend du Seigneur seul. Comment comprenez-vous cela ? »
« Ô grand prophète Moïse, dit un vieux Juif que la peur faisait claquer des dents, dis-nous tout de même si nous sommes voués à l’enfer sans la moindre chance de salut, et s’il y a vraiment pour tout homme un Dernier Jour ! » Moïse dit : « Pour ce qui est de l’enfer, étant donné votre mode de vie présent, vous n’avez pas besoin de demander si vous irez ! Car depuis bien longtemps, avec votre façon de penser et d’agir, vous étiez déjà en enfer et avez déjà fait tout ce qui lui appartenait. Et puisque vous y êtes déjà, vous ne pouvez plus y aller. Quant au Dernier Jour, vous le connaîtrez dans l’autre monde quand vous aurez abandonné votre corps, de même que vous connaîtrez un dernier jour en ce monde. Cependant, tant que vous serez encore de ce monde, il vous sera facile, si vous le voulez, de trouver une issue à cet enfer ; car votre guide et votre rédempteur est ici avec vous : écoutez-le et suivez-le ! — J’ai parlé devant Toi, ô Seigneur ; qu’Élie prenne ma place à présent. »

Je dis : « Élie, toi qui fus Mon précurseur et M’as ouvert la voie, qu’as-tu à dire contre ces serviteurs du Temple ? » Élie dit : « Moïse a tout dit, Seigneur ! Avec lui, le Temple a cessé d’être la maison de Dieu, et il n’est plus aujourd’hui qu’un repaire de voleurs et d’assassins. Sur les bords du Jourdain, j’ai clairement prouvé tout cela en détail et en ai rendu compte très exactement. Mais, quand ils ont vu qu’ils ne pouvaient rien me répondre et qu’ils étaient irrémédiablement dévoilés aux yeux du peuple et accusés de toutes les injustices possibles envers Toi, ô Seigneur, et envers le peuple, ils ont ri ouvertement, déclarant que j’étais un aimable fou que l’on pouvait bien écouter deux heures pour s’amuser ; pourtant, ils menaçaient secrètement le peuple pour le cas où il aurait tenu ma doctrine pour autre chose qu’un délire risible. Mais leur colère montait en secret, car ils voyaient que, malgré tout, le peuple me considérait et m’honorait comme un prophète, faisait pénitence et demandait le baptême. Ces sacrilèges du sanctuaire de Dieu comprirent bien vite que je leur coupais l’herbe sous le pied et menaçais ainsi de mettre fin à leur honteuse domination. C’est alors qu’ils firent le siège d’Hérode et lui démontrèrent par toutes sortes de prétextes et de détours que je mettais son pouvoir en grand péril. Hérode ne pouvait le comprendre, puisqu’il respectait scrupuleusement ses accords avec les Romains et pouvait donc compter sur leur protection, avec ou sans conditions, en toute circonstance. Mais rien n’y fit : ils pressèrent Hérode jusqu’à ce qu’il me fît emprisonner. Comme j’étais enfermé, bien que mes disciples eussent le droit de me rendre visite, ils cessèrent d’importuner Hérode ; cependant, ils remarquèrent que mes disciples continuaient de répandre mon enseignement. Leur rancune et leur colère s’accrurent d’heure en heure, et, sous le couvert de la méchante mère de la belle Hérodiade, ils voulurent convaincre cette dernière de ne demander pas moins que ma tête si Hérode en venait à lui accorder une grâce sous la foi de sa parole d’honneur de prince. En échange, la mère devait recevoir en secret dix mille livres d’or sur le trésor du Temple. La belle Hérodiade trouvait cette exigence trop dure, car elle savait qu’Hérode m’aimait secrètement ; mais un mauvais esprit entra dans la vieille et lui révéla que je réprouvais le commerce impur d’Hérode et cherchais à l’en détourner. La jeune Hérodiade en conçut à son tour du ressentiment, si bien que, le jour de la fête et sur les instances réitérées de sa mère secrètement corrompue, elle réclama ma tête. Hérode en fut certes fort troublé, mais, ayant juré sous serment, il devait tenir sa promesse, et c’est ainsi que je fus décapité dans ma prison. Apprenant cela, les templiers jubilèrent et se mirent aussitôt en devoir de persécuter autant que possible ceux qui croyaient en moi. — Voilà, ô Seigneur, à l’exception de détails qui ne Te sont que trop connus, le principal trait de leur complète abjection, et je les en accuse à présent devant Toi ! Mais Toi seul es le Maître éternel ; juge-les selon Ta puissance, Ta sagesse et Ta justice infinies, et que seule soit faite Ta sainte volonté ! » Et Je dis : « Il en est bien ainsi, et l’on pourrait y ajouter bien d’autres circonstances que J’ai Moi-même mentionnées à l’occasion, comme d’autres l’ont fait devant Moi qui en furent les témoins oculaires et auriculaires ; mais c’est bien là le fin mot de leur malignité plus qu’infernale ! Mais Je vous le demande, à vous Mes plus fidèles prophètes et désormais anges de Mon ciel : pouvez-vous pardonner à ces profanateurs de Mon sanctuaire le grand tort qu’ils vous ont fait?» Tous deux répondirent : « Oui, Seigneur ; car Toi seul nous réconcilies avec tout ! Mais, dans Ta grande miséricorde, éclaire-les, afin qu’ils comprennent quel grand mal ils ont fait ! » Alors, à un signe secret de Moi, tous deux disparurent, et nous fûmes seuls à nouveau.

Révélation de Jésus Christ reçue par Bertha Dudde: Israël…. (Signification du nom) | 21 septembre 1964

Je veux répondre à chacune de vos questions dès que vous pouvez en tirer une utilité pour votre âme, parce que ce qui vous aide à la maturité de l’âme, sur lequel il vous arrive un savoir comme Réponse, doit être pour vous un agrandissement de la connaissance. Cela doit combler une lacune dans votre savoir, et ne doit donc pas seulement calmer une curiosité, donc ne pas être une question mondaine.
Votre pensée est juste lorsque chaque nom a sa signification, mais vous n’êtes pas en mesure de de vous en assurer, en particulier lorsque vous mettez en liaison un nom propre avec le nom du peuple auquel Moi-même J’ai donné le nom. Alors vous devez d’abord voir clair sur ce que J’ai mis Moi-même dans ce nom, qui ai élu peuple pour Me présenter au milieu de ce peuple au monde comme leur Dieu et Créateur, qui ai élu ce peuple pour M’incarner au milieu d’eux, Je parle donc du peuple d’Israël, du peuple qui reconnaissait seulement un Dieu, et donc J’ai pris demeure parmi eux. Je n’ai pas parlé de ceux pour lesquels Je ne Suis pas Moi-Même le Rédempteur Jésus-Christ, mais Je parlais de ceux qui Me reconnaissaient, qui donc pouvait être appelé de vrais israélites, parce que J’Étais un authentique Israélite et pouvais M’ajouter avec Droit ce Nom, parce que Je suis procédé de la lignée de David, le père de ceux qui croyaient en Moi et M’ont suivi. Certes, tous s’appelaient des Juifs, mais ils étaient plus ou moins sans foi, et parce qu’ils n’avaient aucun amour, leur foi n’était pas vivante, bien qu’ils enseignassent dans ce temps la foi dans un « Dieu », mais eux-mêmes étaient sans foi. Et ainsi « le peuple d’Israël » n’est pas constitué de ceux que vous désignez comme « Juifs », mais sous ce nom il faut entendre ceux qui ont une foi vivante, qui Me reconnaissent et à qui Je Suis apparu en tant que Juif, parce que J’ai été un vrai « Israélite », et maintenant les hommes qui se laissent instruire directement par Moi, qui s’emploient pour le patrimoine spirituel Me représenteront aussi de nouveau avec toute leur ferveur et donc ils font aussi partie de Mes israélites, du peuple d’Israël, qui Me reconnaissent comme leur Sauveur et Rédempteur, qui se sentent uni avec Moi, et auxquels Je peux parler à tout moment. Et même si cela ne se produit pas directement, ils M’entendent de toute façon indirectement, ils font donc partie de Mes messagers qui portent l’Évangile dans le monde. Encore aujourd’hui Je parle à Mon peuple d’Israël et désigne avec cela aussi ceux qui se déclarent pour accepter un Dieu, qui reconnaissent seulement un Dieu, Lequel s’est incorporé en Jésus. Parce que c’est vraiment l’œuvre de Libération dans laquelle les hommes doivent croire, pour trouver aussi la Libération, parce que ce Dieu Unique est descendu sur la Terre et a assumé la Chair. Mais il a dû S’affirmer contre toutes les attaques, parce qu’Il est venu dans Son monde, et Les siens ne l’ont pas accueilli. Il a souffert et est mort pour les hommes, et ils ne L’ont pas reconnu, parce qu’ils étaient d’esprit offusqué et ne voulaient pas abandonner les articles de foi du temple, contre lesquels Il a combattu. Et de nouveau maintenant, Il n’est plus reconnu, l’obscurité est de nouveau si grande qu’il est difficile de trouver la juste foi en Moi, parce que la haine contre les Juifs augmente de nouveau, plus s’approche la fin. Et tous ceux qui Me présentent devant le monde, Je les bénirai et Je parlerai à Mon peuple sous quelque forme que ce soit. Amen