2000 ans de Christianisme

2000 ans de Christianisme


Révélation de Jésus Christ reçue par Gottfried Mayerhofer :

« Le peuple juif était entraîné dans l’erreur par les pharisiens les docteurs de la loi, de même qu’aujourd’hui, les prêtres, au lieu de ma pure doctrine, font pratiquer au peuple de vides cérémonies. L’esprit de mon Évangile, qui pourtant est si simple, n’est pas compris ; et encore, dans le meilleur des cas, on cherche à en accomplir tout au plus la lettre, en raison de l’incapacité à en dégager les correspondances. Il s’avère donc nécessaire que derechef se lèvent des hommes qui examinent ce que l’église enseigne aujourd’hui, et remettent cette doctrine dogmatique sur ses fondements d’origine, c’est-à-dire sur mes propres paroles. Si ceux-ci ne triomphes pas aussitôt, ni ne réussissent à convaincre tout le genre humain, cela n’empêche pas qu’ils sont destinés à répandre la semence. Si une partie seulement vient à tomber sur un bon terrain, ceci compensera l’autre partie qui s’est perdue. Il arrive à présent que quand quelqu’un qui m’est dévoué est seul dans sa chambrette, et s’abandonne à Moi dans la paix de son cœur, je l’entraîne avec Moi, très loin, au dessus du monde terrestre, et lui montre comme en un panorama immense, le glorieux avenir qui l’attend, à condition qu’il reste fidèle à Moi et à Ma doctrine. Moïse, avec la loi donnée au peuple hébreu, établit les principes fondamentaux indiscutable de la religion juive sur le concept du monothéisme ; et c’est ce principe fondamental qui rendit le peuple hébreu apte à ce que je m’incarnasse, l’idée du Dieu unique subsistant déjà en eux. Après lui, vinrent d’autres travailleurs, les prophètes, et parmi eux principalement Élie en son temps, et plus tard à nouveau le même sous l’enveloppe de Jean-Baptiste. Enfin, je vins moi-même, et je mis la main pour compléter ce qui encore y manquait, et pour porter le fruit à pleine maturité. La lumière de la vérité si longtemps étouffée, fait finalement sa route sur tous les fronts peu à peu ; tous les esprits pressentent quelque chose de plus élevé et de meilleur que ce qui leur fut offert jusqu’alors ; tous sentent le souffle spirituel, qui, bien que passant à travers le mondain, réveille les dormeurs . Moïse prépara autrefois le peuple hébreu, afin que je puisse mener à bon terme mon incarnation en son milieu ; Pierre en fit tout autant au moyen de l’église Chrétienne fondée par lui, pour préparer les hommes à ma seconde venue spirituelle ; mais les enthousiastes actuels, inspirés par ma récente parole, et ceux qui viendront encore, seront, comme autrefois mon disciple Jean, mes biens aimés et les témoins de mon amour et de ma grâce, au moyen desquels s’accomplit toujours le même processus de purification de ce qui est grossier et matériel. Soyez bénis, vous qui restant fidèles à mon amour, et mettant en pratique mes paroles, les avez communiquées aussi aux autres, comme c’était mon désir. »

Révélation de Jésus Christ reçue par Bertha Dudde | Édifices d’églises | 15 novembre 1955 :

Il ne correspond pas à Ma Volonté que soient érigés des édifices pleins de faste et de splendeur, dans un temps où il est particulièrement nécessaire que les yeux des hommes soient tournés vers l’intérieur, qu’ils ne soient pas tournés vers des choses qui appartiennent encore au monde et qui ne sont pas adaptées pour conquérir Mon Royaume avec son Pouvoir et Sa Magnificence. Tout ce qui attire vos yeux, tout ce qui touchent les sens de l’homme, l’empêche au travers de l’auto-considération d’entrer silencieusement dans son intérieur, chose qui pour les hommes est absolument nécessaire, parce que vous vous trouvez peu avant la fin. Et Je dois toujours de nouveau vous rappeler à l’esprit Mes Paroles : «Mon Royaume n’est pas de ce monde». Pourquoi croyez-vous devoir M’honorer à travers des édifices fastueux, pourquoi donnez-vous tant d’importance à l’extérieur, au lieu d’affronter avec plus de ferveur le travail sur votre âme ? Vous les hommes ne comprenez pas encore que Je ne Me trouve pas à la place où vous voulez Me mettre. Vous tous avez la possibilité de Me permettre d’Être Présent en vous. Vous tous avez en vous le lieu où Je veux être. Je Suis près de chacun de vous selon comment vous Me voulez. Et chacun a le pouvoir de M’attirer à lui, si seulement il accomplit Mon unique demande, s’il forme son cœur à l’amour. Parce que, «celui qui reste dans l’amour reste en Moi et Moi en lui !» Seulement l’amour vous assure Ma Présence, mais Je ne peux jamais être là où vous Me cherchez, lorsque votre cœur n’est pas enflammé d’amour. Et donc il est idiot de vouloir M’édifier des maisons qui ne servent pas à autre chose qu’à rassembler temporairement les hommes qui vivent avec des concepts faux. Ils peuvent parler avec Moi à chaque instant dans le cœur et dans tous les lieux, et pour cela ils n’ont pas besoin de salle de réunions d’une telle espèce, où il est offert à l’œil ce qui exclut tout recueillement intérieur. Partout où à vous les hommes il est transmis Ma Parole, où vous pouvez écouter des prédicateurs, où votre cœur languit, là Je Suis et Je parle Moi-même au moyen des annonceurs de Ma Parole aux hommes qui veulent M’entendre. Parce qu’entendre Ma Parole est la seule chose importante pour vous les hommes qui vous vous trouvez près de la fin, et malgré cela encore infiniment loin de Moi. Seulement ce qui est approprié pour réveiller l’âme de son sommeil, trouve Mon Assentiment et Ma Bénédiction. Mais comment votre âme pourrait-elle se réveiller à la vie au travers de manifestations extérieures, au travers du faste et de la splendeur mondaine, à travers une jouissance constante pour les yeux et les oreilles, à travers tout ce qui touche les sens extérieurs des hommes, mais qui ne peut pas donner la vie à l’âme ? Elle peut se réveiller et guérir seulement à travers l’amour, et donc l’amour doit être préposé partout. L’amour doit être prêché et exercé, chose pour laquelle il vous est toujours offert l’occasion. Parce qu’une âme vers laquelle est tourné l’amour trouve d’abord la voie vers Moi, vu que l’amour réveille l’amour en retour. Donc faites le bien à votre prochain, adoucissez sa misère, cherchez à l’aider de toutes les façons, vous devez assister votre prochain spirituellement et physiquement et lui apporter ce qui lui manque, mais ne pas ériger des choses mortes, dont la production ne correspond pas à Ma Volonté, parce que la misère sur la Terre est si grande qu’en vérité il Me serait plus complaisant que cette misère soit adoucie. Que croyez-vous Me faire avec vos édifices fastueux ? Tous les trésors du monde sont de toute façon Ma Propriété, cependant ils ont d’urgence besoin de la Libération des chaînes de Mon adversaire. Mais vous les liez encore plus fort, vous voulez avec cela construire des édifices d’une durée éternelle, et vous croyez Me faire honneur avec cela ? Et si Mon Amour n’avait pas de la Miséricorde avec ce spirituel non libéré, alors ses tourments seraient prolongés incommensurablement seulement du fait de la volonté des hommes, à travers la volonté de ces hommes qui n’ont pas encore compris le sens de la Vie, qui cependant s’arrogent d’être des guides spirituels pour les hommes. Vous vous trouvez peu avant la fin, et donc Mes Paroles sonnent outre mesure en tant qu’Avertissement et Mises en garde. Parce que vous promouvez et stimulez de tels édifices fastueux, vous contribuez à tenir d’innombrables âmes dans leur sommeil de mort, seulement Ma Parole est vivante, parce que celle-ci enseigne l’amour et peut le réveiller. L’amour doit être prêché et exercé, cela est la chose la plus importante, et vous tous vous saurez où sont nécessaire des actions d’amour, parce que vous voyez partout la misère et le besoin qui doivent être enlevés avant que Je puisse bénir votre action. Amen »

Extrait des Signes des temps (Gottfried Mayerhofer) :

Par conséquent, avant de nous engager dans les détails de chaque culte, nous devons accepter la religion, c’est-à-dire ce qu’elle est, accepter l’enseignement de Moi et de Ma Création matérielle et spirituelle comme nécessaire recherché et désiré par les hommes, et de là doit également résulter la raison pour laquelle Je suis venu sur Terre un jour et ce que J’y ai établi ou fondé, et quelle est la relation entre les cultes religieux existants et futurs. Déjà depuis la création du premier homme jusqu’à votre époque, dans la plupart d’entre eux est toujours restée cette importante impulsion essentielle, du moins chez les meilleurs hommes, telle que de déduire de ce qui dans la nature visible et des lois qui ici et là ont été découvertes, il existait et acceptait aussi un Législateur, et précisément Un en dehors de la sphère visible de l’homme ; en d’autres termes, on se sentait poussé presque partout à reconnaître un Être suprême. Qu’un tel Être, selon la démarche culturelle des hommes, s’est vu attribuer des caractéristiques différentes selon les peuples, et que certains peuples ne se sont pas contentés d’un seul Dieu mais de deux, voire plus, et qu’ils ont fini par en inventer d’innombrables, l’histoire des peuples païens il y a longtemps, et maintenant ils sont encore ici et là, et dans le culte spirituel de certains peuples arriérés. Dès qu’il fut admis qu’il existait un ou plusieurs êtres supérieurs, l’étape suivante se présenta à la lumière du jour, voulant rendre ces dieux propices à l’individu ou à des peuples entiers. À cette fin, des maisons ont été construites pour leur vénération, et comme il n’y avait que des prières et des prières avec des chants, des mots et des sacrifices, on croyait aussi que ce Dieu ou les dieux se divertissaient alors avec une préférence particulière dans ces maisons, où ils écoutaient volontiers toutes les prières des hommes qui leur demandaient de l’aide. Mais pour qu’un tel Dieu ne change pas d’avis et quitte peut-être ce lieu à cause de prières et de louanges individuelles, il devait alors employer des personnes qui n’avaient rien d’autre à faire dans leur vie que de se consacrer à Dieu seul, et de louer et glorifier continuellement et de lui offrir des sacrifices, afin de l’inciter à exaucer leurs supplications et à ne pas abandonner le lieu d’habitation qui lui était destiné. C’est ainsi qu’est né le cérémonial permanent du culte divin et religieux. Les personnes qui se consacraient à ce service devaient bien sûr être nourries et soutenues par le reste du peuple, car en raison du service permanent de Dieu envers les autres, elles n’auraient pas le temps d’exercer des occupations mondaines. La conséquence en était la formation d’une certaine caste, qui introduisait bien certaines lois (mais la plupart du temps ne faisait que prétendre pour les non-prêtres, qui devaient croire qu’ils se consacraient à de nombreux devoirs difficiles, alors qu’ils savaient surtout de quoi il s’agissait avec leur dieu et ses lois), et s’y conformait en essayant d’augmenter leur influence et leur pouvoir, afin qu’ils puissent vivre confortablement (et collectionner des trésors). En général, c’était le principe de tout culte religieux et des tendances de tout clergé. On peut lire dans toutes les histoires de chaque nation le chemin parcouru jusqu’à la débauche, l’atrocité et la grande absurdité des coutumes. Mais comme avec la Création de l’homme j’avais des idées complètement différentes de celles des hommes avec eux-mêmes, je ne pouvais pas rester un spectateur silencieux des ravages de l’esprit humain, et ici et là j’éveillais des hommes qui, par l’initiation aux secrets de la nature ou même en observant même un peu plus clairement par la découverte du monde spirituel que le reste des masses, par de sages lois et conseils maintenaient alors le fanatisme religieux dans des limites, ou forçaient les hommes à penser à quelque chose de plus élevé. Ainsi les Indiens et tous les peuples d’Asie avaient leurs sages et leurs sorciers, et les peuples d’Afrique et d’Europe leurs devins et leurs prophètes, auxquels ils prêtaient la plus grande partie de leur foi. De cette façon, J’ai aussi préparé un peuple particulier à servir un jour Mon grand dessein ; c’était le peuple juif qui, avec toutes ses erreurs et ses vices, était néanmoins le seul qui, pour Ma future mission, avait les meilleures bases dans son culte religieux et sa confession de foi. Ainsi vint le temps de Ma descente sur votre Terre. La religion, telle que la possédaient les Juifs, était celle qui se transformait le plus facilement en celle que je voulais apporter à Mes enfants, et elle consistait seulement en ceci : que tout ce qui possédait la religion juive comme dogme de base, ne devait pas être accepté littéralement comme c’était le cas des Juifs à l’époque, mais devait être étudié selon un sens spirituel, et vivre ensuite en conséquence. Ce que J’ai fait à cette époque, en tant que travailleur durant Ma vie terrestre du début à la fin de Ma mission, vous le savez, et Je n’ai qu’à vous répéter que Mon seul but était de libérer l’homme des chaînes spirituelles, et ainsi de montrer le vrai sens de l’essence religieuse. C’est à cette époque que j’ai expliqué les nombreuses lois et les cas possibles de transgression ou de péchés conséquents, parce que tout leur système religieux, bien que composé de dix commandements et de nombreux ordres, était néanmoins vraiment limité à deux seulement, parce que j’avais établi ce principe : plus une religion a de lois, plus elles sont transgressées ! Je voulais libérer l’homme de toutes les autres chaînes et ne le ramener qu’à lui-même, et mettre cette phrase dans son cœur si possible : agis toujours de telle sorte que tu n’aies pas à te mépriser ! Lorsque Mes Apôtres, en tant que premiers diffuseurs de Mes enseignements, après Mon départ de cette Terre, ont converti les hommes un peu à la fois et les ont unis en communauté, une sorte de culte s’est bientôt instauré sur les conseils de Mes Apôtres, mais de nature plus patriarcale, où, certains jours, les anciens d’une congrégation renforçaient les croyants par des paroles instructives dans leur connaissance et leur foi, et ils tenaient ainsi des réunions qui n’avaient d’autre but que de ne pas laisser refroidir l’harmonie entre les membres de la congrégation et l’amour pour moi, comme Jésus et Dieu. Mais même ce culte n’est pas resté ce qu’il était au début ; il a dû lui aussi être la proie de l’ambition et de l’avidité des plaisirs des individus, et c’est ainsi que, de siècle en siècle, est née une telle manipulation papale et cléricale qui, avec ses adeptes, apportait peu de bien aux hommes, et n’avait certainement à leurs yeux que le contraire, jusqu’à ce que moi, fatigué de la longue attente, je décide de mettre fin à tout excès, de sorte que vous êtes maintenant déjà au début de cette fin.
Déjà devant de nombreux croyants de l’Église catholique, il semblait dommage que le clergé se comporte avec sa bourse et sa conscience, et de là, entre guerres sanglantes et sacrifices, s’est formé le protestantisme, auquel un grand nombre d’hommes prêtent désormais allégeance. Au début, le protestantisme n’avait pour but que d’éradiquer les excès et les ravages du culte catholique et de ramener tout l’édifice religieux sur une base rationnelle. Après que le sacerdoce catholique, certainement à partir de la Bible et du Nouveau Testament, ait créé toutes ses cérémonies et toute l’essence de la foi, mais uniquement dans un but égoïste, les protestants ont voulu à nouveau établir dans sa loi ancienne la seule vraie parole de Dieu provenant d’inspirations enthousiastes et des apôtres. Ce que les protestants ont réalisé avec cela est également très louable en soi ; ils ont rendu aux gens leur liberté de pensée, ils ont expliqué la Bible dans la mesure où elle peut et doit également avoir une influence dans la vie pratique, seulement eux aussi sont tombés dans les mêmes erreurs que les catholiques. En d’autres termes, ils ont pris la Bible au pied de la lettre, devenant intolérants envers tous ceux qui ne voulaient pas l’accepter de cette façon, croyant qu’ils étaient les seuls à la comprendre ; en fait, ils ont rongé plus que les catholiques l’écorce de l’arbre de vie. Ici, ils ont tous deux tort : les seconds (les catholiques) mettent la Bible presque entièrement de côté et enseignent selon les textes qu’ils préconisent ; les autres ne veulent rien savoir et ne croient rien des autres livres, croyant que toute la béatitude réside dans le fait de s’accrocher directement à la lettre morte. Et donc tous les deux sont loin de moi, parce qu’ils ressentent tous les deux l’extérieur pour l’intérieur. C’est précisément pour cette raison que j’ai éveillé des visionnaires (et des auditeurs) comme de nouveaux prophètes, mais en vérité selon un autre sens qu’autrefois ; des visionnaires qui doivent rendre aux hommes Ma parole inoubliable. Et afin qu’aucun homme ne puisse contrefaire ici, je communique moi-même maintenant à mes scribes ce que je veux être cru et exécuté par des hommes. Laissons donc le catholicisme et le protestantisme traverser leur crise spirituelle ; au second le retour sera plus facile qu’au premier, mais il sera de toute façon difficile, là où le pédantisme est à la première place. Néanmoins, je vais commencer ce qui est juste, pour rassembler à nouveau Ma brebis perdue sous un seul Berger, qu’il soit catholique ou protestant. Celui qui accueille Ma parole directe dans son cœur, ce qui est certainement assez simple (s’il a perçu une fois son influence bénéfique), ne protestera certainement plus contre son acceptation ! Je vous ai donc expliqué cette question, et Je vais bientôt en mettre davantage dans la Lumière claire, afin que vous puissiez devenir libres dans votre jugement et, en conformité avec Mes enfants, être capables de distinguer le vrai du faux ! – Amen !


Ce documentaire est très intéressant car il met bien en scène ce qui a notamment été développé dans ce site. Ainsi, tout comme une personne mûrit à travers les expériences de la vie, il en est de même avec l’humanité, et en l’occurrence avec le Christianisme sous la nécessaire garde de la Providence. Plus d’infos dans la rubrique Jésus Christ. Il est conseillé de suivre la chronologie du documentaire ( en 13 vidéos ) pour en percevoir sa valeur : l’amour que l’on porte pour la recherche, la quête de la Vérité.

Extrait de L’Enfance de Jésus (Jacob Lorber) :

« Lorsque le bon poisson fut servi à la table de Joseph et que tous furent rassasiés, et que le repas eut pris fin, Joseph demanda à Jacques s’il saurait donner un sens prophétique à ce maigre repas devenu finalement succulent. Et Jacques dit avec humilité et la modestie la plus grande: « Oh oui, cher père Joseph, pour autant que le Seigneur me la donne, je te transmettrai fidèlement la signification de ce repas. Je te prie donc de bien vouloir m’écouter attentivement. » Tous concentrèrent leur attention sur Jacques et celui-ci se mit à parler en disant : « Le mauvais repas maigre représente les temps à venir où la parole du Seigneur sera défigurée. Ses serviteurs garderont pour eux la meilleure part et donneront à manger le rebut à leurs communautés, comme les païens nourrissent leurs cochons. Les Juifs seront comme la scille marine rôtie, quoique son bulbe prolifère au bord de la mer de la grâce divine, encore faudrait-il qu’elle soit parfaitement cuite au feu de l’amour divin, mais au repas du Seigneur, elle figurera comme un mauvais plat maigre, et personne n’en voudra. Les Grecs seront cette insipide soupe au lait. C’est encore eux qui garderont le mieux la parole du Seigneur. Mais comme ils ne s’en inspireront que pour une vie extérieure et non intérieure, ils finiront par devenir tièdes, inodores et insipides comme cette soupe qui cependant contient le meilleur des élixirs de vie, mais qui, parce qu’elle est froide et n’a pas été préparée avec un feu suffisant, fait triste figure à ce repas du Seigneur. Car elle n’a pas d’arôme, comme si elle était encore crue, et elle est sans saveur au palais du Seigneur. Rome est le melon. Ce fruit pousse sur une tige rampante qui s’entortille de toutes parts, et porte de nombreuses fleurs dont bien peu donnent des fruits. Et quand le fruit est là, qu’il mûrit et qu’il a son très fort parfum, dès qu’on l’ouvre et qu’on goûte sa chair, on découvre bien vite que son goût est bien inférieur à son parfum. Si l’on n’y ajoute pas du miel aromatisé, c’est un fruit à vous donner la nausée. Oui, à force d’en manger on peut en mourir ! Rome durera un certain temps et nombreux seront ceux qui en y goûtant trouveront la mort, et le fruit figurera également comme un mauvais plat au repas du Seigneur, et Il n’y touchera pas. Il reste du pain, du beurre, un peu de miel et quelques maigres poissons. Ces aliments sont bien un peu meilleurs, et sont très différents des autres avec leur bon aspect. Mais ils n’ont aucune chaleur et l’aiguillon du feu ne les a pas encore touchés, voilà pourquoi ils figurent également au repas du Seigneur, mais ne sont pas dignes de louanges. Les poissons ont bien été au feu, mais ils n’étaient pas assez gras, voilà pourquoi ils sont secs comme de la paille et le Seigneur ne peut les apprécier. Par ces derniers aliments il faut entendre les sectes qui se distingueront des autres, et qui auront certes la foi, mais on ne découvrira en elles aucun amour, ou si peu, qu’elles ne seront pas agréables au Seigneur. Voilà brièvement la signification de ce repas. Je vous ai donné tout ce qui m’a été transmis. Mais je n’ai rien reçu de plus, c’est pourquoi je me tais maintenant. Cette explication fit une grande impression, mais personne n’y put rien comprendre. Joseph dit alors à Jacques : « Tu as véritablement parlé au nom du Seigneur avec une profonde sagesse, quoique comme nous tous ici, je ne sois pas capable de comprendre ce que tu as dit. Comme je reconnais en toi la sagesse de Dieu, du fait que nous avons eu finalement à notre repas un excellent poisson savoureux, je voudrais bien que tu m’expliques aussi ce que signifie ce noble et bon poisson à la fin ! Sans doute le Seigneur te révélera aussi ce qui est bon, du moment qu’Il t’a expliqué ce qui était mauvais et qui le sera pour tout le monde. » Et Jacques répondit : « Cher père Joseph, cela ne dépend pas de moi, mais du Seigneur uniquement. Je ne suis qu’un simple instrument du Seigneur, et ne puis parler que si le Seigneur délie ma langue. N’exige donc pas ce que je n’ai pas, et ne peux te donner. Mais adresse-toi au Seigneur; et ce qu’Il me dira, tu le recevras aussitôt intégralement. » Alors Joseph se tourna discrètement vers l’Enfant et dit: « Mon Jésus, fais-moi aussi connaître la signification du bon poisson ! » Mais l’Enfant lui répondit: « Joseph, tu vois bien que Je n’ai pas encore fini Mon poisson, attends donc encore un peu ! Cyrenius aussi est encore loin d’avoir terminé son repas, nous avons encore une demi-heure devant nous, pour pouvoir encore discuter, traiter et conclure beaucoup de choses! » Puis l’Enfant Se tourna vers Jacques et lui dit: « Jacques, pendant que Je finis Mon petit bout de poisson, tu peux dire ce qui te viendra à l’esprit. » Là-dessus, l’Enfant continua de manger Son poisson et Jacques se mit à parler. « Le bon poisson signifie l’Amour du Seigneur et l’immense grâce qu’Il accordera aux hommes dans les temps où ils seront au bord de l’abîme de la mort éternelle. Mais auparavant, les cuisiniers auront à faire face à un grave jugement. Après ce jugement seulement, viendra le temps dont parle le prophète Isaïe; ( Isaïe chapitre 19 et 66 décrit déjà le jugement préalable puis l’amour et la grâce de la Nouvelle Jérusalem correspondant au bon poisson.) »