« Jésus guérit un lépreux… »

Sermon du dimanche 17 janvier : 

Révélation de Jésus Christ reçue par Gottfried Mayerhofer (en audio)


Or , en ce chapitre il est dit que, du seul toucher, j’ai guéri un lépreux. Cependant je dois vous dire qu’il y a deux espèces de lèpres, à savoir ; l’une physique et l’autre, bien pire, qu’il faut entendre au sens spirituel. Celle du corps est une maladie produite, à cause de l’intempérance, soit par suite de l’usage d’aliments et de boissons nocives à la santé, etc.. ou par suite de la saleté, l’homme fait entrer et entretien dans son corps tant de substances hétérogènes et en même temps empoisonnées, qu’il arrête ou empêche le fonctionnement régulier de l’appareil moteur organique corporel. Par suite, le pouvoir naturel curatif inné dans l’organisme de l’homme, décharge les substances hétérogènes ou empoisonnées agglomérées au cours du temps sur la peau, qui constitue le contact avec l’atmosphère ? Et cela arrive, afin que le corps puisse se débarrasser de telles substances, et, afin que la peau excitée par ces substances nocives, coopère ainsi au processus de dépuration qui s’accomplit à l’intérieur du corps, aidant ce dernier à recouvrer un certain équilibre. La lèpre a son origine dans l’intérieur du corps qui produit un sang impur, elle doit être soignée intérieurement, moyennant un régime de vie correspondant et salutaire, et la tempérance. Le moyen efficace de soin extérieur est la propreté des plaies, de cette façon les matières décomposées sont éloignées. Maintenant nous voulons la considérer dans sa correspondance spirituelle. En ce qui concerne l’esprit, chaque lépreux doit se guérir par lui-même et doit être son propre sauveur. Or à présent, spirituellement lépreuse, l’est actuellement une grande partie, et même la majeure partie de l’humanité du fait que personne n’éprouve plus de dégoût pour cette maladie, parce qu’il manque la comparaison avec le trop peu purifiés. La lèpre est une maladie qui se manifeste ouvertement sur le corps humain, et qui ne peut être tenue cachée de personne. De même la lèpre spirituelle, qui consiste en de mauvaises passions, en habitudes et autres mauvaises qualités de l’homme, et qui souvent est le résultat d’une éducation mauvaise et négligée, ne peut rester cachée ; car lorsqu’une âme est dans son intérieur si corrompue, au point d’avoir rejeté bien loin d’elle l’étincelle divine, alors, elle n’éprouve plus aucune honte de son état, fait extérieurement étalage de cette hideur qui est sienne . De sorte que, passant par le creuset de nombreuses expériences amères, elle doit arriver finalement à comprendre que, seul un mode de pensée et d’action meilleure et plus élevé peut conduire l’homme à la vraie paix. L’influence que j’exerce Moi présentement, consiste seulement à conduire le malade au milieu de conditions et de circonstances telles, qu’elle lui rendent sa vie de lépreux impossible ; au point qu’il doit se convaincre que ce n’est seulement qu’avec le changement de sa vie, qu’il peut rapidement être délivré de son mal ; mais guérir d’un coup un malade de ce genre, au moyen de la puissance de Ma Parole, ce serait violer la libre volonté de l’homme. Cependant il se renouvelle encore, ce qui est arrivé au centurion de Capharnaüm, qui disant « O Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres dans ma maison, mais dis une seule parole et mon serviteur sera guéri .» Il montra avoir en son fort intérieur une foi exempte de doutes, et montra quelle devrait-être la foi des vrais croyants, même malgré toutes les contradictions apparentes. Celui qui se fie à Moi de cette façon, et croit à Ma Parole, en confessant son indignité, est aussi digne de Ma Grâce et de Ma Miséricorde. De semblables âmes, je les guéris avec Ma Parole, et je dépose dans leur cœur réconfort et paix ; mais non ceux qui des lèvres, ont toujours l’impudence de s’en vanter. Ceux-là devront passer par le creuset d’expérience amères avant de pouvoir être nettoyés de leur saleté. Tant que ceux-là ne voudront pas comprendre que l’amour l’humilité et la foi la plus sincère , sont les moyens avec lesquels on peut accéder à Dieu, afin qu’en sa grâce ils soient libérés du chaos criminel de leur âme, pour être conduit au point où, la lèpre ainsi disparue, la foi et l’amour opérant de l’intérieur vers l’extérieur, ils auront remodelé en eux un corps animique meilleur. La guérison spirituelle doit venir de l’intérieur ; le mal doit être poussé vers l’extérieur, jusqu’à se manifester ouvertement, et être consumé à la suite de la vie commune sociale, tandis que l’intérieur doit être amélioré peu à peu avec des moyens curatifs moraux animiques. Comme la lèpre du corps est contagieuse, encore plus l’est celle de l’âme, car celui qui en est affecté amène, avec ses mauvais principes, d’autres aussi aux mauvaises actions. Vous avez cependant appris à connaître le moyen curatif naturel, à savoir, celui de régler votre vie selon l’Ordre Divin de l’Amour ; il semble cependant que même cette méthode ne vous soit pas trop agréable, autrement vous seriez moins affectés d’égoïsme dans les manifestations de votre vie extérieure. Vous êtes bien sûr, toujours prêts à convertir les autres ; vous vous proposez promptement d’accourir à l’aide quand il s’agit de balayer devant la porte d’autrui ; mais les immondices devant votre porte, celles-là, vous les laissez au contraire traîner. En cela tient précisément votre grande erreur, c’est-à-dire : que vous connaissez trop peu votre propre infirmité, et donc aussi que vous sentez peu le besoin de vous soigner. Avec cela je vous exhorte à faire un examen de conscience scrupuleux ; et si vous deviez découvrir sur vous des tumeurs de lèpre ces manifestations en forme de pensées, de désirs et d’action qui ne correspondent pas au pur amour, que ceci soit pour vous signe, qu’en vous, il y a encore quelques éléments hétérogènes qui n’appartiennent pas à votre être spirituel. Efforcez-vous donc de les arracher et de les remplacer avec de nouvelles et fortifiantes substances vitales d’amour, pour la guérison de votre âme. AMEN !