La Naissance et L’Ascension du Seigneur

La Naissance et L’Ascension du Seigneur


De la Naissance | Extrait de L’Enfance de Jésus (Jacob Lorber)

Lorsque notre très pieuse compagnie ne fut plus qu’à six heures de marche de Bethléem, elle fit une halte en plein air. Joseph observa Marie et vit qu’elle ressentait une forte douleur. Quelque peu embarrassé, il pensa en lui-même « Qu’est-ce ? Le visage de Marie est plein de souffrance et ses yeux sont pleins de larmes. Peut-être le temps est-il à son terme ? » Joseph observa encore une fois Marie avec plus d’attention et la vit rire, à son grand étonnement. Il lui demanda alors : « Marie, dis-moi donc ce qui t’arrive ? Je vois ton visage tantôt plein de douleur, tantôt souriant et éclatant de joie ! » Marie lui dit : « Regarde, j’ai deux peuples devant moi : l’un pleure et il me faut pleurer avec lui ! Mais l’autre est passé en riant devant moi et je me sens pleine de joie et de gaieté, et il me faut rire et me réjouir avec lui. Voilà toutes les douleurs et toutes les joies de mon visage ! A ces mots, Joseph fut tranquillisé, car il savait que Marie avait souvent des visions, aussi donna-t-il l’ordre de se remettre en route et monta vers Bethléem. Lorsqu’ils arrivèrent aux environs de Bethléem, Marie dit subitement à Joseph « Écoute, Joseph ! Ce qui est en moi commence à me travailler violemment, fais nous donc arrêter ». Joseph fut effrayé par cet appel subit de Marie, car il constatait que ce qu’il craignait le plus avait déjà commencé. Il donna aussitôt l’ordre d’arrêter. Marie dit alors à nouveau à Joseph : « Aide-moi à descendre de l’ânesse, car ce qui est en moi me travaille puissamment et veut sortir de moi ! Je ne peux plus résister à cette insistance. » Joseph dit : « Mais, pour l’amour de Dieu, tu vois bien qu’il n’y a pas d’auberge ici ! Où dois-je donc te conduire ? » Mais Marie répondit : « Regarde, là dans la montagne est une grotte à moins de cent pas, conduis-moi là-bas. Il m’est impossible d’aller plus loin. » Joseph y conduisit aussitôt son attelage; et à son émerveillement, il trouva dans cette grotte, qui servait d’abri à des bergers, un peu de paille et de foin dont il fit aussitôt une couche de fortune pour Marie. Lorsque la couche fut préparée, Joseph fit entrer Marie dans la grotte; elle s’étendit et trouva quelque soulagement dans cette position. Tandis que Marie se sentait ainsi allégée sur sa couche, Joseph dit à ses fils : « Vous, les deux aînés, veillez sur Marie et assistez-la en cas de nécessité, toi particulièrement, Joël, qui as déjà acquis quelques connaissances dans ce domaine en fréquentant mes amis de Nazareth. » A ses trois autres fils, il donna l’ordre de s’occuper du bœuf et de l’ânesse et de remiser la charrette dans la grotte qui était assez vaste. Après que Joseph eut donné ces ordres, il dit à Marie : « Je vais aller chercher en hâte là-haut, dans la ville de mon père, une sage-femme, et je l’amènerai ici pour qu’elle te prête assistance. » Ayant dit ces mots, Joseph sortit de la grotte, car il se faisait tard, et l’on apercevait des étoiles dans le ciel. Quant à savoir ce qui arriva à Joseph à sa sortie de la grotte, nous reproduirons ici ses propres paroles à ses fils après son retour avec la sage-femme, lorsque Marie avait déjà accouché. Voici ces paroles de Joseph : « Mes enfants, nous sommes au seuil de grands événements. Je commence à comprendre obscurément ce que la voix m’a dit la veille de notre départ ; en vérité, même si le Seigneur n’était pas visible parmi nous, les miracles que j’ai vus seraient impossibles. Écoutez-moi ! Lorsque je m’en allai d’ici, ce fut comme si je n’avançais pas ! Et je vis la pleine lune se lever et les étoiles à l’Orient et à l’Occident, et tout était arrêté, la lune restait à l’horizon et les étoiles au couchant ne disparaissaient pas. Je vis alors des nuées et des nuées d’oiseaux posés sur les branches des arbres, leurs yeux tournés vers la grotte, frémissant comme à l’approche d’un grand tremblement de terre, et il était impossible de les déloger par des cris ou par des pierres. Je regardais alors à nouveau aux alentours et je vis, non loin de moi, un groupe de travailleurs assis autour d’un plat, leurs mains figées tendues vers ce plat et ne pouvant rien saisir. Et ceux qui avaient déjà pris un morceau, le tenaient devant leur bouche fermée qu’ils ne pouvaient ouvrir pour avaler. Tous ces visages étaient tournés vers le ciel comme s’ils voyaient de grandes choses. Je vis alors des brebis, gardées par des bergers, et les brebis restaient immobiles, et la main d’un berger levée pour les frapper restait figée en l’air, ne pouvant s’abaisser. Je vis encore tout un troupeau de moutons, le museau au-dessus de l’eau mais ne pouvant boire, car ils étaient comme paralysés. Je vis également la chute d’eau d’un petit ruisseau descendant de la montagne, et l’eau était suspendue, arrêtée dans sa chute ! Et sur toute la terre, tout semblait privé de vie et de mouvement. Tandis que j’étais là, immobile, ne sachant si j’avançais ou si j’étais arrêté, j’aperçus enfin un être vivant,  c‘est-à-dire une femme qui descendait de la montagne ; elle s’approcha de moi et me dit comme si elle me connaissait déjà : »Homme, où veux-tu donc aller si tard ? » Et je lui répondis : « Je cherche une sage-femme, car ici dans la grotte une femme est tout près d’accoucher! » Elle répondit : « Est-elle du tronc d’Israël ? » Je lui dis : « Oui dame, elle et moi sommes d’Israël, David est notre père ! » La femme dit alors : « Qui va donc enfanter là dans la grotte ? Est-ce ta femme, ta parente ou ta servante ? » Je répondis alors : « Depuis peu elle est ma femme, devant Dieu et devant le Grand-Prêtre seulement; mais lorsqu’elle fut enceinte, elle n’était pas encore ma femme, elle me fut simplement confiée par le Temple, Dieu en est témoin, car elle fut élevée dans le Saint-Esprit de Dieu ! » La femme. étonnée me dit : `Homme, dis-moi la vérité !  » Je lui dis alors : « Ne t’étonne pas de sa grossesse, viens, vois de tes propres yeux car ce qui est en elle est conçu du Saint des Saints ! » Et la femme consentit à suivre Joseph dans la grotte. Mais quand ils en approchèrent, une épaisse nuée blanche l’avait enveloppée, et ils n’en trouvèrent pas l’entrée. La sage-femme fut vivement surprise et dit à Joseph : « Mon âme vit aujourd’hui de grandes choses ! J’ai eu ce matin un songe merveilleux où tout se passait comme ce que j’ai vu jusqu’ici en réalité, ce que je vois maintenant et ce que je verrai encore. Tu es le même homme que celui qui dans mon songe vint à ma rencontre. Je vis aussi la terre entière s’interrompre dans son labeur et je vis une nuée couvrant la grotte. Je parlai avec toi comme je parle maintenant. Et je vis encore ce qu’il y a de plus merveilleux dans la grotte, lorsque me rejoignit ma sœur Salomé -à qui j’ai fait ce matin la confidence de mon rêve ! C’est pourquoi je dis devant toi et devant Dieu mon Seigneur : – Un grand salut a été accordé à Israël ! Un sauveur est venu envoyé d’En-Haut, au moment de notre plus grand besoin ! » A ces mots, la nuée qui enveloppait la grotte se dissipa, une puissante lumière jaillit de la grotte et les yeux de la sage-femme et de Joseph n’en purent supporter l’éclat. La sage-femme dit « Tout ce que j’ai vu en songe est donc vrai ! O toi heureux homme, voici plus qu’Abraham, Isaac, Jacob, Moïse et Élie ! » A ces mots, la lumière se fit de plus en plus supportable et le bébé apparut prenant pour la première fois le sein maternel. Alors la sage-femme entra dans la grotte avec Joseph, examina le bébé et sa mère, et ayant constaté que tout s’était passé le plus merveilleusement du monde, elle dit : « En vérité, en vérité, voici le Sauveur annoncé par tous les prophètes : -Lui qui sera déjà libre de toute attache dans le ventre de sa mère pour montrer qu’Il déliera tous les liens rigoureux de la Loi ! Qui a jamais vu un enfant à peine né saisir déjà le sein maternel ? C’est le signe évident que cet Enfant devenu homme, un jour jugera le monde selon l’Amour et non selon la Loi ! Écoute, ô toi heureux époux de cette vierge ! Tout est parfaitement en ordre; aussi laisse-moi quitter la grotte : un poids me serre le cœur, je sens que je ne suis pas assez pure pour supporter la trop sainte proximité de Dieu le Seigneur qui est le tien et le mien ! » Joseph fut effrayé par les paroles de la sage-femme qui sortit précipitamment de la grotte ! En quittant la grotte, elle trouva sa sœur Salomé qui l’avait suivie à cause de son rêve. Elle lui dit aussitôt : « Salomé, Salomé, viens voir, mon songe de ce matin s’est réalisé ! En toute vérité la vierge a enfanté, ce qui est incompréhensible pour la nature et pour la sagesse humaine ! » Salomé répondit : « Aussi vrai que Dieu vit, je ne pourrai cependant croire qu’une vierge a enfanté, aussi longtemps que je n’aurai pu le constater de ma propre main ! » Ayant ainsi parlé, Salomé entra aussitôt dans la grotte et dit : « Marie, mon âme est très préoccupée, aussi je te demande d’être prête à ce que ma main experte t’examine, et que je voie ce qu’il en est de ta virginité. Marie se prêta de bon gré à la demande de l’incrédule Salomé; elle se prépara, puis se laissa examiner. Mais lorsque Salomé de sa main experte toucha le corps de Marie, elle poussa un hurlement, criant d’une voix perçante: « Malheur, malheur à moi pour mon impiété, pour ma grande incrédulité et pour avoir voulu tenter Dieu, éternellement vivant ! Voyez donc, regardez là, ma main brûle du feu que la colère divine a jeté sur moi, malheureuse ! Ayant dit ces mots, elle tomba à genoux devant le bébé en disant : « Ô Dieu de mes pères ! Toi tout-puissant Seigneur de toute magnificence, souviens-Toi que je suis également une semence d’Abraham, d’Isaac et de Jacob ! Ne permets pas que je sois ridiculisée par les fils d’Israël, mais rends-moi au contraire la santé de mes membres ! » Et voici qu’à l’instant même un ange se tint aux côtés de Salomé et lui dit : « Dieu le Seigneur a entendu ta supplication, approche-toi de l’Enfant, prends-Le dans tes bras, et tu ressentiras une grande félicité ». Salomé, ayant entendu cela, se traîna à genoux jusqu’à Marie et lui demanda le bébé. Marie lui donna le bébé de bon gré, disant : ‘Puisse-t-Il te donner le salut comme l’a promis l’Ange du Seigneur. Que le Seigneur ait pitié de toi. » Et Salomé prit le bébé dans ses bras et Le porta à genoux, et dès qu’elle eut l’Enfant dans ses bras elle s’écria : « Ô Dieu, Toi Seigneur tout-puissant d’Israël, Toi qui règnes et gouvernes de toute éternité ! En vérité, il est né à Israël un Roi des rois qui sera plus puissant que David, l’homme selon le cœur de Dieu ! A jamais louange et gloire à Toi ! » A ces mots, Salomé se trouva parfaitement guérie ; le cœur contrit et rempli de reconnaissance, elle rendit le bébé à Marie et sortit, ainsi justifiée, de la grotte. Lorsqu’elle fut sortie, elle voulut aussitôt proclamer le miracle des miracles; elle avait à peine commencé à en faire le récit à sa sœur,  qu’une voix d’En-Haut se fit entendre, disant : « Salomé, Salomé, ne dis à personne ce qui t’est arrivé, car le temps doit venir où le Seigneur Lui-même rendra son témoignage par Ses paroles et par Ses actes ! » Salomé alors garda le silence. Joseph sortit et pria les deux sueurs de revenir à la grotte, selon le désir de Marie, afin que personne ne remarque l’événement merveilleux. Et les deux sœurs revinrent humblement à la grotte. Lorsque tous furent ainsi réunis dans la grotte, les fils de Joseph demandèrent à leur père : « Père, que devons-nous faire maintenant ? Tout est prêt ! Nos membres sont fatigués par le voyage, ne pourrions-nous pas nous étendre ? » Joseph leur dit : « Mes enfants, vous voyez quelle grâce infinie d’En-Haut nous a été faite. Restez donc éveillés et louez Dieu avec moi ! Vous avez vu ce qui est arrivé dans la grotte à Salomé qui a été incrédule, c’est pourquoi nous ne devons pas sommeiller lorsque le Seigneur vient nous visiter ! Allez auprès de Marie et touchez l’Enfant, qui sait si vos paupières ne s’en trouveront pas reposées comme après plusieurs heures de sommeil ! » Et les fils de Joseph allèrent toucher l’Enfant. Il leur tendit Ses petits bras en souriant comme s’Il reconnaissait en eux Ses frères. Ils s’en émerveillèrent tous et dirent : « Pour vrai, ce n’est pas un Enfant ordinaire ! De plus, tous nos membres, d’un coup, ont une nouvelle vigueur, comme si nous n’avions fait aucun voyage et que nous nous trouvions un beau matin à la maison tout reposés ! » Joseph ajouta : « Vous voyez que mon conseil était bon ! Je remarque cependant qu’il se met à faire très froid; amenez-ici l’âne et le bœuf ! Les bêtes resteront près de nous et nous procureront quelque chaleur avec leur haleine et leur corps, et nous nous mettrons autour de Marie ! »
Ainsi firent les fils de Joseph, et lorsqu’ils amenèrent les deux bêtes près de Marie, elles se mirent à la tête de sa couche et soufflèrent activement sur la mère et le bébé de manière à bien les réchauffer. Et la sage-femme dit : « Pour vrai, rien n’échappe à Dieu, même les animaux servent, comme s’ils avaient la raison et l’entendement ! » Salomé dit alors : « O ma sœur, les bêtes semblent ici voir plus clair que nous ! Elles rendent déjà hommage à Celui qui les a créées et nous osons à peine y penser ! Crois-moi, ma sœur, aussi vrai que Dieu vit, nous avons devant nous la Promesse, le Messie, car nous savons bien que jamais de tels miracles ne sont arrivés à la naissance même des plus grands prophètes ! » Marie dit alors à Salomé : « Dieu le Seigneur t’a fait une grande grâce de te permettre de voir ce devant quoi même mon âme tressaille ! Mais garde le silence comme l’Ange du Seigneur te l’a recommandé, sans quoi tu pourrais causer notre malheur! » Salomé promit solennellement à Marie de se taire sa vie durant, et la sage-femme suivit l’exemple de sa sœur. Et tout fut silencieux dans la grotte. Une heure avant le lever du soleil, tous entendirent de puissants chants de louange aux abords de la grotte. Et Joseph envoya aussitôt son fils aîné voir ce qui se passait et qui chantait la gloire de Dieu en plein air avec tant de puissance. Et Joël sortit et vit que tout l’espace du firmament, de bas en haut était rempli de myriades innombrables d’anges lumineux. Ahuri, il revint en hâte à la grotte raconter tout ce qu’il avait vu. Au récit de Joël, ils furent tous stupéfaits et ils sortirent pour se convaincre de la véracité de ses dires. Mais lorsqu’ils virent une telle magnificence du Seigneur, ils revinrent à la grotte en rendre témoignage à Marie. Joseph dit alors à Marie : « Écoute, Ô vierge très pure du Seigneur ! Le fruit de tes entrailles est vraiment engendré par le Saint-Esprit de Dieu, car tout le ciel en témoigne. Mais que nous adviendra-t-il, si le monde entier apprend ce qui se passe ici ? Il est certain que nous n’en sommes pas les seuls témoins, car tous les hommes doivent certainement voir le signe qui resplendit pour nous dans tout le ciel ! J’ai bien vu comment de nombreux bergers tournaient leurs regards vers le ciel, Et chantaient d’une même voix avec les chœurs puissants des anges, qui maintenant emplissent de toute part l’espace visible du ciel, de haut en bas, jusqu’à la terre !
Et leur chant résonnait comme celui des anges : « Rosée du ciel, descendez pour les justes. Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. Gloire à Dieu dans les Cieux très hauts, En Celui qui vient au nom du Seigneur ! » Voilà, ô Marie, que le monde entier voit et entend cela, il va venir ici nous poursuivre et nous devrons fuir par monts et par vaux ! Voilà pourquoi j’estime que nous devrions lever le camp d’ici le plus tôt possible, dès que je serai inscrit, ce qui doit être fait ce matin même, et retourner à Nazareth ; de là nous irons au pays des Grecs où j’ai quelques bonnes relations. N’es-tu pas de mon avis ? » Marie dit alors à Joseph : « Tu vois bien que je ne puis quitter cette couche aujourd’hui même ! Remettons tout cela au Seigneur. Il nous a conduits jusqu’ici et nous a protégés, Il nous conduira certainement encore et continuera de nous protéger fidèlement. Si Sa volonté est de nous révéler au monde, dis-moi à quel endroit pourrions-nous fuir où Son ciel ne parviendrait pas à nous trouver ? Qu’il soit fait selon Sa volonté ! Ce qu’Il veut sera juste. Vois, Celui que tout cela concerne repose sur mon sein ! Puisqu’il reste avec nous, la grande magnificence de Dieu ne nous abandonnera pas où que nous allions ! » Marie avait à peine achevé ces mots, que deux anges guidant une foule de bergers se tenaient devant la grotte, leur montrant qu’ici était né Celui à qui s’adresseraient leurs chants de louange. Et les bergers entrèrent dans la grotte, se prosternèrent devant le bébé et L’adorèrent : et les anges apparurent en multitude pour adorer l’Enfant. Tout étonné, Joseph, qui regardait avec ses fils Marie et le bébé, dit « O mon Dieu, qu’est ceci? As-tu pris chair Toi-même dans cet Enfant ? Comment serait-il possible autrement qu’Il soit adoré par Tes propres saints anges? Es-Tu donc ici, ô Seigneur, et qu’en est-il du Temple et du Saint des Saints ? » Un ange vint à Joseph et lui dit « Ne pose pas de questions et ne t’inquiète pas, car le Seigneur a élu la terre pour y manifester Sa miséricorde, et a visité Son peuple comme cela a été annoncé par la bouche de Ses enfants, Ses serviteurs et Ses prophètes ! Ce qui se passe sous tes yeux, arrive par la volonté de Celui qui est Saint, plus que Saint ! » Ayant dit ces mots, l’Ange quitta Joseph et s’en retourna adorer le bébé qui souriait et tendait Ses petites mains ouvertes à tous les adorateurs. Mais lorsque le soleil se leva, les anges disparurent. Les bergers quant à eux demeurèrent et demandèrent à Joseph comment de telles choses avaient pu se produire. Mais Joseph leur dit : « Écoutez, comme l’herbe sort miraculeusement de terre, ce miracle est arrivé de la même manière !Qui sait comment l’herbe pousse ? Je ne sais comment vous expliquer ce miracle. Dieu l’a voulu ainsi, c’est tout ce que je puis vous dire ! »

De l’Ascension | Extrait des Scènes délicieuses (Max Seltmann)

Démétrius discute avec Lazare et Ursus des raisons pour lesquelles ils voudraient, avec toute leur suite, être encore les hôtes de Béthanie jusqu’au jour établi par Jésus, qui remplit Lazare de joie ; et ainsi ils passent ces jours au service mutuel de l’amour, ce qui est nécessaire pour provoquer chez Enos et Théophile une renaissance dans l’Esprit du Ressuscité. Ursus et Theophilus, comme Démétrius et Enos, sont inséparables. Ursus sert Theophilus pour le rendre vivant et plein de feu comme il l’est lui-même, tandis que Theophilus donne à Ursus de nombreuses explications tirées de l’histoire du peuple d’Israël. Démétrius a également réussi à enlever au vieux prêtre Énos le dernier vestige de l’influence du temple juif, et à en faire un fils de Dieu qui prie et qui demande. Sa maxime : “Enos, je n’ai plus rien à voir avec le péché et la culpabilité, mais avec le Dieu vivant de l’Amour qui est Rémission et Pardon”, a levé la dernière barrière, et maintenant tout doute a finalement disparu chez Enos ! Les pensées de son passé ne font que consolider le désir : “Je veux toujours vivre uniquement pour Lui, dans l’humilité et la gratitude ! Un soir, après le dîner commun, Lazare a dit : “Demain, nous avons beaucoup de travail devant nous, car les chers frères viennent ici pour passer la journée de fête fixée par le Maître ! Alors ce soir, nous essayons de prendre une bonne nuit de repos pour être prêts à toute éventualité !”. Le lendemain matin, tout est préparé avec une grande joie pour recevoir les invités, et vers midi, les premiers arrivent déjà. Dans les jardins, le travail est suspendu et tous les habitants et travailleurs sortent habillés pour faire la fête ; il s’agit de prouver une fois de plus à tous les invités et à tous les membres de Béthanie, que Béthanie est le berceau de l’Amour ! Aujourd’hui encore, le temple a envoyé ses éclaireurs, et ils ne sont pas un peu surpris que de plus en plus de gens affluent à Béthanie. Kisjonah est également venu, et l’affection est la bienvenue. “Le Seigneur veut que je sois ton invité, aujourd’hui et demain”, dit-il à Lazare, “et mon cœur m’a aussi poussé puissamment ici.“Je me réjouis moi aussi de vous avoir ici”, répond Lazare, “le Maître a invité tous les frères ici. Il voudra conclure sa mission pour remettre son Œœuvre personnelle entre les mains des disciples”. Pilate est également venu avec sa femme, mais elle reste avec les femmes. La grande salle est décorée de façon festive et un riche banquet a été préparé. Tout cela pour honorer Jésus et le remercier pour son amour et toutes ses bonnes œœuvres ! Les invités se sont dispersés dans les plantations et les jardins et ont engagé des conversations intéressantes, mais les disciples de Jérusalem sont toujours portés disparus. Lazare est avec Pilate, Kisjonah et Démétrius, et une fois de plus ils discutent des raisons pour lesquelles le Maître veut réunir tous ses fidèles ici ! Kisjonah dit : “Jamais le Seigneur ne s’est éloigné de moi et des miens ! Il me semble qu’Il est toujours autour de nous et nous guide tous avec ses yeux ; pas la moindre douleur que sa mort nous a causée ne nous pèse ! Pilate répond : “Vous pouvez vous considérer heureux, car votre amour appartient à Celui qui n’est certainement que l’Amour ! Mais cela ne va pas aussi bien pour moi, puisque la mort de Jésus est toujours dans ma vie comme quelque chose qui me rappelle la grande culpabilité ! Si Son amour est si grand, si indulgent, cela n’enlève rien au fait que cette action a eu lieu”. Lazare dit alors : “Frère, il n’y a pas longtemps, une jeune sœur a dit à son père, pour qui cette Crucifixion était aussi un lourd fardeau sur le cœur : “Je vois la Croix enveloppée de la Lumière céleste ! Elle n’a rien de moralisateur, mais elle témoigne de l’Amour réconciliateur du Rédempteur, pour rendre le chemin vers Dieu libre à l’humanité errante ! C’est le miracle du Golgotha !” Ainsi, vous aussi, vous pourrez constater à quel point il y a de la grandeur et de la merveille dans cette Croix du Golgotha, qui est en fait le cri d’avertissement pour se rassembler en silence, pour se soumettre volontairement à la volonté de Dieu ! C’est l’appel de la Patrie éternelle comme lieu de la Paix céleste”. Les sœurs Marthe et Marie viennent informer leur frère que les disciples sont arrivés et qu’il peut donner le signal pour le déjeuner, car tout est prêt. Lorsque tout le monde a pris sa place, le banquet commence par un hymne de louange et une prière d’action de grâce, et tous les cœurs sont joyeusement disposés. Après le déjeuner, Ursus se lève comme poussé par une impulsion intérieure et dit de sa voix forte : “Nous tous qui sommes réunis ici, faisons une nouvelle fois l’expérience de la béatitude que procure l’amour véritable pour notre prochain ! C’est pourquoi nos cœurs sont ouverts à Celui qui nous aime tous si intimement ! Il ne nous a pas seulement donné son amour, mais il a aussi donné sa vie pour nous, afin que nous puissions être sauvés du froid de l’amour et de l’erreur du monde. Nous pouvons donc croire : nous sommes Sa propriété, nous sommes Son bonheur conquis par la douleur et la mort ! O mes frères ! Ceux qui, comme moi, sont déjà passés dans le monde par la guerre et la dévastation, par la maladie et les épidémies, reconnaissent la grande valeur de l’Amour que Jésus a apporté à tous les hommes ! Je confesse donc à voix haute : il n’y a pas de bonheur plus grand que celui de savoir : Jésus, le Seigneur et Rédempteur, m’a aussi accueilli dans Son Amour et m’a ouvert la porte pour que je perçoive toute Sa Magnificence”. – Et animé par l’Esprit, Ursus se lève une fois de plus et dit : “De même que cette porte s’ouvrira maintenant comme elle s’est ouverte de lui-même au Seigneur, afin qu’il entre au milieu de nous, de même les portes et les frontons sont ouverts en tout temps pour que nous fassions notre entrée dans la Maison où Il nous attend ! C’est dans le sanctuaire du Temple que nous devons le construire nous-mêmes dans notre monde intérieur”. Tous sont émus par les paroles ardentes d’Ursus, – leurs yeux sont dirigés vers la porte qui s’ouvre maintenant lentement, – et le Seigneur entre solennellement ! Il s’approche des tables et, les bras tendus, il bénit les personnes présentes : “Paix ! – Que la paix soit avec vous tous ! Cette Paix imprègne tout votre être, afin que vous vous sentiez porté haut comme par des Bras forts au-dessus du monde entier et que vous vous sentiez chez vous dans Ma Poitrine, afin que Mon Esprit et Ma Vie intérieure vous soient pleinement révélés ! Mais toi, frère Lazare, je te remercie parce que tu as préparé cette journée entièrement selon Mon Intention pour un jour de fête spécial ! Aujourd’hui, je souhaite être parmi vous une fois de plus comme je l’ai été ces derniers jours et conclure ainsi Ma Mission parmi vous ! Que personne ne se sente oppressé par ma présence, car je suis toujours le même qui a marché parmi vous comme un homme ! Lorsque le Seigneur se tait, tout le monde se lève et veut saisir ses saintes mains en action de grâce. Mais il dit avec amour : “Petits enfants ! Votre joie suffit grâce à moi ! – Vous voyez, je vais m’asseoir entre vous et rester avec vous jusqu’à demain ! Alors, sentez-vous aussi heureux et libre qu’avant”. Et se trouve entre Ursus et Theophilus. Des cuisines viennent des femmes de Lazare avec la nouvelle : “Le Seigneur nous envoie pour dire qu’aujourd’hui il n’a pas besoin de nos services, le reste du travail sera fait par ses serviteurs ! Puis, profondément ému, Lazare dit au Seigneur : “O Seigneur et Père ! – Tu nous as déjà si abondamment bénis de Ton Amour, et pourtant tu veux encore être le grand Hôte aujourd’hui ? Il est très vrai que tout vient de Toi ; mais aujourd’hui, j’ai voulu Te rendre heureux, comme le désire mon cœur aimant”. Alors le Seigneur répond : “Mon cher frère Lazare ! Je connaissais bien votre désir ardent et votre amour, mais le mien est plus grand et plus fort ! – Alors, soyez patients, votre amour sera encore assez souvent utilisé, alors que je ne peux vous donner que selon votre désir ! Pour vous, un nouveau temps commence, un temps de travail et de production pour Mon Œuvre ! Un temps dans lequel vous ne devrez plus vous sentir fatigué, mais plutôt être pleinement conscient : l’Amour pour Moi vous donne une force intérieure, et la foi en Moi rend votre position inébranlable ! Vous avez fait l’expérience de la Magnificence qui procède du Père ! Je voudrais une fois de plus le rendre visible sous vos yeux, afin que ces nouveaux frères puissent eux aussi faire l’expérience dans la Vérité des Magnificences insoupçonnées du Royaume de Dieu ! Pour qu’ils puissent reconnaître leurs hautes tâches et savoir pour quelle perfection de l’âme humaine ils doivent s’efforcer et se battre”. Les serviteurs arrivent habillés de blanc, débarrassent discrètement toutes les tables et servent un nouvel aliment composé d’agneau rôti et de pain fraîchement cuit. Dans des coupes en cristal, du vin doré fait des bulles, et dans de plus grandes coupes en verre rose sont disposées des poires, des raisins et des figues. Le vieil Enos et Démétrius sont assez étonnés de voir comment tout cela se passe si silencieusement et avec une rapidité indicible devant eux, à tel point qu’en une heure seulement, tout le monde a mangé à sa faim. Alors le Seigneur se lève, bénit cette nourriture de ses mains et dit :“Petits enfants ! Mangez et buvez ! Mon cœur est rempli de joie de pouvoir vous servir une fois de plus de façon visible avec ces dons du Ciel ! Mangez et buvez joyeusement et recevez Ma bénédiction ! Il restera à jamais votre héritage”. Et maintenant, se tournant vers Ursus, le Seigneur dit : “Toi, Mon Ursus, maintenant tu Me connais, Ma Vie a créé une nouvelle vie en toi ! Beaucoup vous a été révélé dans cette vie intérieure éveillée, mais la chose la plus merveilleuse de toutes ne peut venir à vous que lorsque vous, aussi loin de Mon Aide, dans la dure lutte contre le banal, devez opérer et agir comme vous-même ! Même si tout ne se passera pas comme vous le souhaitez, votre esprit éveillé vous apportera tout soutien et toute résistance ! En fait, je ne peux et je dois encore opérer que jusqu’au point où mon Ego gagnera de l’espace en vous selon votre amour filial libre et comment votre petit Ego pourra se retirer ! Mais à toi, mon Théophile, je dis : ne regarde pas en arrière, mais seulement à Moi ! Vous avez fait l’expérience de Mon Amour providentiel, mais vous n’êtes pas encore complètement libérés des anciennes conceptions sur Moi, afin de pouvoir vraiment servir Ma Doctrine ! C’est pourquoi, en cette nuit, vous devez faire l’expérience de la façon dont J’ai pourvu à tous ceux qui, dans le passé, ont eu le désir de Me porter dans leur cœur ! Puis le Seigneur se tourne vers tous et dit : “Mon grand Amour vous appartient à tous pour toujours ! Mais seul celui qui me saisit totalement dans son amour est avec moi, et je peux venir à lui, habiter avec lui et me révéler à travers lui ! Vous voyez, je suis votre Père, mais vous êtes mes chers et précieux enfants ! Je veux quitter tout le Ciel, toutes ses Magnificences doivent pâlir devant Mes yeux, si un de Mes petits enfants ici sur Terre Me désire avec un cœur aimant et plein de désirs ! Rapide comme l’éclair, je vais combler son désir et je me réjouirai et me réchaufferai dans l’Amour éveillé et croissant de ces petits enfants. D’un regard saint, il fixe les yeux de ses bien-aimés rassemblés autour de lui ; puis il continue à parler : “O mes frères ! Une fois de plus, Ma place est parmi vous, et dès demain elle ne sera plus qu’en vous ! Aujourd’hui, je veux me réjouir avec vous et je veux vous fortifier afin que la tristesse ne surgisse jamais, jamais dans votre cœur que je veux maintenant vous quitter visiblement. – Et afin que vous reconnaissiez que seule Ma séparation extérieure permettra d’assurer notre union intérieure pour l’éternité, Je retourne maintenant à Ma Patrie d’origine, à Mon Essence originelle ! – Mais Je vous laisse encore dans ce monde extérieur, afin que vous puissiez continuer Mon Œuvre commencée ! – Je ne peux plus le dire à personne : suivez-moi là-bas, où je vais maintenant ! Je dois maintenant vous laisser le développement de votre vie intérieure, de votre bonheur et de vos béatitudes ! – Mais maintenant, soyez heureux ! Une fois de plus, goûtons ensemble ce que Mon Amour prépare pour vous tous, puis nous irons au Mont des Oliviers, afin qu’il conclue Ma Mission ! Cette Cène rend tous les cœurs merveilleusement heureux, et personne ne pense au prochain Renvoi du Seigneur ! Jésus, cependant, reste calme et sérieux. Quelques mots sont encore échangés ici et là et ainsi vient minuit. Puis le Seigneur invite tout le monde à le suivre, – et ils quittent la maison et vont à pas lents au Mont des Oliviers, qui de ce côté fait partie des possessions de Lazare. Comme la maison était pleine de vie, comme elle est pleine de paix maintenant. Le Seigneur a appelé ses disciples autour de lui, et avec eux il précède la procession ; et sur un espace libre, où des couvertures et des tapis sont déjà disposés en grande quantité comme par des mains angéliques, ils se couchent. La nuit est belle ! Les étoiles en grand nombre rivalisent d’éclat et de splendeur et tout le monde profite en silence de cette magnificence du ciel visible. À ce stade, Ursus et Théophile sont transférés dans un sommeil spirituel et leurs âmes sont guidées par l’ange Raphaël vers leur ancienne patrie, où ils peuvent expérimenter consciemment les merveilles du grand amour paternel de Dieu. Le Seigneur est toujours silencieux, mais ses disciples deviennent pleins de Vie et révèlent aux personnes présentes une fois de plus le grand Plan d’Amour et de Rédemption de Dieu avec les âmes des hommes errants dans les ténèbres ! Et ainsi la nuit passe, les étoiles s’effacent et l’aube annonce le nouveau jour ! Ursus et Theophilus sont de nouveau ramenés à leur condition naturelle et croient avoir dormi et rêvé très intensément ; mais ils ne trouvent aucune occasion de raconter leurs étranges expériences ! Lorsque le soleil se lève à l’horizon, le Seigneur s’approche de chacun d’eux, les bénit et les prie avec ses mains pendant quelques instants sur leur tête et appelle chacun par son nom, faisant de l’un une exhortation, de l’autre une promesse ! Quand il vient d’Ursus, il pose aussi sa main sur la tête de Théophile et leur dit à tous les deux : “Les enfants ! Ma volonté a fait de vous aujourd’hui les propriétaires de grands Mystères ! Comme vous êtes toujours confrontés à de grandes tâches, vous deviez savoir que vous vous appartenez l’un à l’autre pour le temps et l’éternité ! Toi, Mon Ursus, tu as vu combien Mon Sacrifice est apprécié dans un monde qui était le tien, avant que tu ne deviennes un homme ici ! Et toi, Ruben-Théophile, tu peux sentir sans crainte une chose avec Moi, parce que maintenant tu as vu de quoi l’Amour est capable !”. Se tournant vers Enos, le Seigneur dit, en posant sa main sur sa tête : “Mais à toi, Mon fils, Je dis : Ne doute plus de ce que tu as vécu avec Moi ! Mais si vous sentez que Je ne vous remplis plus de Mon Esprit, alors laissez Ma Croix être le médiateur entre nous ! En fait, tous ceux qui veulent se sentir unis à moi doivent aussi aimer ma croix ! Ainsi, chacun reçoit sa part d’amour ! – Les disciples, cependant, se sont rassemblés autour de lui et reçoivent encore des paroles particulières que d’autres ne peuvent pas saisir. Puis le Seigneur se tourne à nouveau vers tous et dit : “Mes enfants ! Et vous, mes frères ! – En ce lieu, il y a des témoins de tous les mondes, et tous tes ancêtres et tes aïeux bénissent cette heure où leur désir secret s’accomplit. Pour écouter : cette heure est, et était, déjà prévue dans le grand Plan de Mon Incarnation ! Désormais, soyez aussi tous conscients : dans tout votre travail et votre action, vous devez devenir indépendants, car Je ne vous laisse que Ma parole vivante ! Si maintenant avec tes yeux tu me vois disparaître, alors ce Mon dernier désir de ton indépendance est accompli ! Avec Ma présence visible, Je ne veux plus entraver ton libre développement intérieur et par conséquent le déploiement de ton amour ! C’est pourquoi je fais pleinement confiance à Mon Œœuvre encore à accomplir, comme un héritage entre vos mains ! Gardez-le comme votre lieu saint suprême et gardez-le avec tout votre amour, afin que l’ennemi de toute Vie ne détruise pas cette Œuvre qui est maintenant la vôtre ! C’est vrai que je rentre chez moi ! Car la patrie de toutes les nations attend ! Mais je reste néanmoins, invisible, avec vous et avec tous ceux qui m’aiment et veulent me servir sur cette Terre qui est la vôtre ! Alors cherchez, et vous me trouverez ! Mais aucun être ne me trouvera si je n’ai pas été trouvé par lui sur cette Terre ! Et donc Mon séjour sur cette Terre durera jusqu’à ce que tout ce qui est perdu soit ramené à la maison !”. Le Seigneur regarde silencieusement vers le soleil du matin, comme dans des cours de temps lointains, puis continue à dire : “Maintenant, je vous laisse tranquille ! – Mais que ce soit votre consolation et votre force : j’ai conquis le monde et je vous enverrai mon Esprit victorieux ! Accompagné par cet Esprit, sortez ensuite dans le monde entier et prenez Ma Parole et Ma Doctrine, là où l’Esprit vous conduira ! Et greffer Ma Vie d’Amour à la place de la Mienne, profondément, dans le cœur de tous les hommes ! Et ce que vous avez vécu comme témoins avec Moi, doit maintenant vivre en vous et avec vous, tous ceux qui vous suivront ! Je vois la question dans vos cœurs : quand reviendrai-je pour construire Mon Royaume ici avec tous ceux qui M’attendent avec un désir ardent ? A cela je réponds : ce n’est pas à vous de connaître l’heure et le temps ! Cela reste réservé au Père ! Mais bientôt vous ferez l’expérience de la puissance et de la force de mon esprit en vous, qui vous poussera à proclamer ma parole à toutes les nations ! Et étendant ses mains de bénédiction d’un large geste, Jésus s’est exclamé, déjà complètement transfiguré : “Recevez donc ma bénédiction ! – Que mon amour et ma paix soient votre héritage pour toujours”. Devant les yeux de tous, un nuage brillant descend, dans lequel le Seigneur et Maître vient comme enveloppé, et ainsi – montant au Ciel – Il disparaît à leurs yeux ! [Luc 24, 50-51] En adoration, tous se tournent vers le Maître bien-aimé. – Mais maintenant, deux témoins célestes se tiennent devant eux, portant la promesse : “Comme nous l’avons vu, voilé, il reviendra un jour ! Afin que seuls l’amour et la fidélité filiale puissent révéler totalement l’Amour et la Miséricorde du Fils de Dieu”. [Actes 1, 9- 11]