« En vérité, en vérité, je vous le dis, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera »

Sermon du dimanche 02 mai :

Révélation de Jésus Christ reçue par Gottfried Mayerhofer (en audio)


Ce passage, tel qu’il se trouve dans l’évangile, n’est pas difficile à comprendre, mais vous trouverez toutefois en lui quelque chose de bien plus profond, à condition que vous vouliez le considérer avec sérieux et discernement, or, pour pouvoir vous éclairer sur sa correspondance spirituelle, nous devons avant tout poser la question : « Qu’est donc vraiment une prière ? » Et maintenant écoutez ! Une prière est un acte par lequel on implore l’aide de qui est plus puissant et plus fort, quand nos propres forces ne sont pas suffisantes ; c’est une demande de secours actif, soit pour soi-même, soit pour un autre être qui a besoin de secours et d’aide. Il arrive souvent dans la vie terrestre, qu’un suppliant recourt à une personne amie de celui qu’elle entend supplier, afin que celle-ci, grâce à l’influence de son nom, intercède auprès de l’autre, c’est-à-dire que le suppliant s’efforce, en ce réclamant d‘un nom illustre auprès de celui qui est supplié, d’amener plus fortement celui-ci à exaucer sa prière. En tant que Jésus, j’ai recommandé à mes disciples de prier le père dans les cieux en mon nom, et pourquoi je leur ai promis par avance qu’aucune de leurs prières ne serait restée non exaucée. Avec cela je voulus les pousser à se rappeler constamment de leur propre impuissance et en outre à maintenir vivants dans leur mémoire ma vie, mon activité, mon amour, et à se rappeler que je suis leur intercesseur, afin qu’ils tendent par ce moyen toujours plus aux choses de l’esprit et qu’ils abandonnent au contraire celles du monde. Cette façon de prier devait même amener à un continuel accroissement de leur confiance en moi, en tant que leur intercesseur qui, même s’il n’était plus visible, était cependant continuellement toujours avec eux en Esprit ; en outre, avec cela, devait se renforcer leur foi dans mon origine d’en haut, pour pouvoir infuser aussi chez les autres une foi inébranlable en un être suprême défenseur et Père aimant qui guide tout. Mais il va de soi, que moi, en tant que Dieu, je n’avait pas besoin de leurs prières, puisque déjà depuis un temps immémorial, je savais de quoi ils auraient besoin et ce qui aurait été pour eux le meilleur. La prière a eu, a et aura pour toujours le seul but d’éveiller en l’homme la confiance en moi, en tant qu’être suprême ; et bien que je sois l’unique entité suprême, je suis accessible à n’importe qui, en tant que Père aimant et saint, à son humble approche avec une ardente et aimante imploration ou prière, qui ne peuvent être exaucées seulement que par un Père d’amour, mais jamais par un Dieu sévère et jugeant en rigoureuse justice. Je m’offris en intercesseur avec ces mots : « Ce que vous demandez en mon nom, le Père qui est dans les cieux vous l’accordera », Je le fis parce que mes disciple avaient vu et compris mon amour et ma patience pour les erreurs des autres, ainsi que ma longanimité ; et ainsi je leur donnai lieu de se faire, bien qu’avec pâleur, une idée du Père, qui montrait en toute occasion son amour pour son enfant, comme Je l’étais Moi, en la personne de Jésus. Ce n’est qu’ainsi que pouvait leur être rendu accessible le Jéhovah inaccessible créé par la spéculation de la caste sacerdotale d’alors ; seulement ainsi ils furent encouragés à élever leur cœur vers moi, et à avoir pleine confiance que, s’ils priaient en mon nom, en implorant l’exaucement de leurs demandes, ils obtiendraient aussi de moi une bienveillante écoute. De cette façon ne fut jamais troublé ce bien spirituel qui, auparavant m’avait uni à eux, d’un côté, en tant que Jésus, et de l’autre à mon amour, c’est-à-dire au Père ; de cette façon seulement mes disciples purent entrer réconfortés dans le monde, purent prêcher et enseigner Mon Évangile, opérer des miracles et sacrifier même leur propre vie, non pas sur mon conseil, mais bien sur leur désir seulement ; de sorte que leur union avec moi ne fut jamais interrompue, et continuellement je les détachais du monde matériel, et je les attirais vers celui spirituel. Et ainsi ils donnèrent un puissant et indélébile exemple de la puissance de la foi dans la prière quand celle-ci jaillit d’un cœur pur, et s’élève vers moi en demandant des choses pour élever l’Esprit, en m’offrant en priorité ses remerciements pour les bienfaits dont je n’aurais pas privé mes enfants, même s’ils ne m’en eussent pas fait la demande. Il arrive souvent que le suppliant se berce devant la douce pensée que lui sera accordé ce qu’il implore, il se rend de cette façon déjà avant, co-participant d’une joie qui fait augmenter la confiance en l’amour pour celui qu’il a supplié. Car l’homme qui prie vraiment avec conviction et foi, est aussi convaincu, que Moi, en tant que Dieu juste qui de son amour embrasse tout, je ne peux vouloir que le juste et le bon ; et si une prière est justifiée, je l’exauce aussi certainement. Ainsi se maintient toujours active l’union entre le créateur et la créature ; elle n’est fondée ni sur la crainte ni sur un ramper servile et obséquieux devant le trône d’un Dieu irrité et juge sévère, mais bien plutôt sur un lien basé sur la confiance et sur l’amour que le faible fils demande à son Père pour être protégé. Et c’est là le lien le plus beau que la mère nature puisse offrir, c’est-à-dire, celui de l’amour filial et de l’amour paternel ; et c’est pour cela justement que l’infini tout entier a été créé, et toute chose conservé et perfectionnée ; et ce lien d’amour, c’est le seul et l’unique qui puisse avoir recours à un esprit tel que je le suis, et par ce moyen rendre à l’homme sa liberté spirituelle perdue. Il vous appartient donc de comprendre ce que signifie « demander sans humilité », ou bien « prier » avec foi et amour ; puis ce que signifie se tourner vers le monde ; ou bien, ce que veut dire se tourner vers moi au nom de Jésus, car le « nom de Jésus » renferme en soi mon acte le plus sublime d’humilité, mon œuvre la plus grande et mon sacrifice accompli par amour pour vous et pour tous les autres esprits. Si vous gardez en vous le souvenir de ma résignation, de ma patience et de ma tolérance, comment pouvez-vous jamais être orgueilleux ; si vous vous souvenez de mon amour, comment est-il possible que vous puissiez haïr ; et si vous vous souvenez de mon généreux sacrifice, comment pouvez-vous jamais encore être avares ? Cependant, en invoquant ce saint nom que je portais sur la terre, il ne peut vous faire autre chose que d’aspirer à toutes ces vertus que moi-même j’exerçais personnellement durant mon pèlerinage terrestre. La prière adressée à Moi doit immédiatement s’élever au-dessus de toute mesquinerie humaine, et doit vous conduire directement en Mon royaume spirituel, où j’accorde volontiers au suppliant ce qui, à lui et à son prochain, est spirituellement profitable. Il reste cependant encore un point à éclaircir, à savoir : Qu’est-ce que vous devez ou pouvez demander dans vos prières, si vos voulez que ces mêmes prières soient exaucées ? « Mon royaume n’est pas de ce monde », et : « qui veut me prier doit le faire en esprit et en vérité. » Observez donc un peu combien de choses stupides me demande le monde, et en outre, combien d’imaginaires intercesseurs, hommes et femme, y compris la mère de mon corps, sont invoqués afin qu’ils s’emploient auprès de Moi en faveur des suppliants. Si les hommes méditaient seulement un peu sur leur attitude, ils devraient avoir honte et rougir de leur étroitesse de vues, pour vouloir ainsi faire s’abaisser un Dieu, créateur de l’infini, en l’entremettant dans des choses, le plus souvent mesquines, de leur façon contraire d’agir, puisqu’ils ne pensent pas que la plus grande partie des maux et des malheurs proviennent non de Moi mais bien de leur façon erronée d’agir. Si je laisse les hommes libres de faire ce qu’ils veulent, et si eux ensuite, à cause de leur manque de confiance en moi, attirent sur eux malheurs et maladies, que je sais cependant utiliser dans les conséquences à leur avantage spirituel, pourquoi devrais-je enlever ou améliorer vraiment ce qui compte et sert pour l’amélioration de l’humanité et pour on salut spirituel ? Je ne peux avoir comme visée rien autre que le progrès évolutif de l’humanité comme but principal de son pèlerinage terrestre, et non l’aisance mondaine de chaque homme en particulier. Pourquoi donc devrais-je octroyer à mes enfants ce qui les éloignerait du but final, et qui précisément serait pour eux un dommage ? O hommes aveugles, faible de foi et de peu de discernement ! Parfois vous me semblez, et souvent, des enfants qui veulent à tout prix mettre les mains dans le feu, parce qu’ils n’ont pas encore fait l’expérience que le feu, non seulement éclaire, mais brûle aussi. Combien de choses ne sont pas objet de prière : L’un veut de l’argent ; l’autre, la santé, le troisième, la réussite de ses propres entreprises ; le quatrième est angoissé parce que la mort a laissé des vides dans sa famille ; le cinquième désirerait voir ses enfants bien installés ,afin qu’ils puissent vivre dans l’opulence, dans les commodités et dans le luxe, et qu’à la fin ils s’acheminassent en toute hâte droit vers l’enfer, et ainsi de suite ; mais personne ne penserait à quel dommage causerait à leur bien-être spirituel l’exaucement de telles prières. Les hommes ne savent pas et ne veulent pas comprendre que justement les souffrances et les malheurs sont tout autant de pierres et de pièges placés expressément sur la route de ceux qui tendent à s’abandonner aux ivresses du monde, afin qu’ils y buttent quand ils voudraient s’écarter délibérément de la voie du progrès spirituel. O vous, pères et mères de famille ! Je le comprends bien ; vous ne voulez que penser pour vos enfants, et vous voulez leur procurer tout le bien possible, c’est-à-dire : santé, richesse, une longue existence, et une position remarquable dans votre société. Et bien ! ce que vous voulez, petites créatures dans mon immense création, pourra du moins je le crois, m’être accordé aussi, c’est-à-dire :
« Que mes enfants soient élevés de façon à pouvoir jouir un jour pleinement de tout le bon et le beau que j’ai accumulés à dessein et seulement pour eux dans ma création, qu’il soient spirituellement sains, et si possible très riches d’amour, et qu’ils me ressemblent le plus possible pour être préposés à de grandes choses. » Vous voyez ! Je ne peux ni plus ni moins que ce que vous voulez, vous les hommes, mais avec la seule différence que vous, hommes, pour devenir mes enfants, vous devez fréquenter des écoles qui sont un peu différentes de celles où vous envoyez vos enfants, c’est-à-dire que, dans les vôtres, tandis que l’on se remplit la tête, dans le cœur il reste le vide : à l’école de ma vie, il arrive le contraire ; et c’est ici justement la divergence de nos vues. Vos soucis sont tournés à faire en sorte que vos enfants soient , selon vos idées, heureux pour un temps court seulement ; tandis que mes soucis tendent au contraire à l’obtention d’une vie éternelle sans fin pour mes élèves, pleine de béatitudes et de joies même jamais pressenties. C’est la raison pour laquelle justement je dois souvent être inexorable, et je dois écrire sur le sable vos prières déraisonnables et stupides, afin que le premier souffle de vent les efface. Pesez donc bien vos prières et ne demandez jamais de moi le dommage et la ruine de vos et de mes enfants ; je les ai créés pour la vie éternelle, spirituelle, c’est-à-dire, pour celle des anges, et non pour vivre dans les richesses au milieu de la fange du monde, et pour qu’ils aient à me rapporter un jour une âme pleine d’immondices. Souvenez-vous toujours, que si ce n’était pas ma volonté de faire en sorte que leurs propres fautes rendent les hommes prudents, ils ne pourraient se trouver dans les conditions où ils sont, et c’est pour cela que votre unique confiance en moi, et votre soumission à mes volontés doivent être votre unique consolation votre unique réconfort ; de cette façon je pourrai, moi, vous ramener, enfants, égarés, à moi et à mon ordre divin. Dans le jardin de Gethsémani, au moment où moi, comme homme, je dus supporter une angoisse mortelle, ce fut justement la prière mon plus grand réconfort ; et si même en priant, je m’écrirai ainsi : « Père , s’il est possible, que s’éloigne de moi ce calice amer ! », J’ajoutai cependant aussi ces paroles :
« Mais que ta volonté soit faite, ô Père, et non la mienne ! » Et ainsi je vidai le calice des tribulations jusqu’à la dernière goutte, résiné à la volonté du Père, de l’éternel amour en moi. Priez toujours et priez en mon nom ! Priez-moi avec ferveur ! Implorer vous rendra le réconfort, vous donnera la paix ; ainsi vous serez payés d’avoir accompli un juste devoir d’enfants envers moi ; mais quand à exaucer vos prières, laissez m’en le soin, je vois mieux et plus loin que vous, et je ne puis vous suivre en tout ce que vous, enfants aveugles et inexpérimentés, vous désirez. Pas même vous, n’accordez à vos enfants tout ce qu’ils vous demandent, pour le fait que votre expérience s’est faite maîtresse ? Or, ce que les petits enfants sont par rapport à vous, vous l’êtes aussi vous-mêmes par rapport à moi, avec la seule différence qu’entre vous et moi la distance est beaucoup plus grande. Mes voies sont souvent obscures et insondables pour vous, alors que vous versez en abondance des larmes de douleur, mes anges vous entourent en fête.
« Ayez confiance dans mes attentions affectueuses » ai-je dit un jour à mes disciples ; je voudrais éveiller aussi en vous une égale confiance, car sans elle vous ne pouvez même pas faire un seul pas en avant, et sans elle, rappelez-vous que vous arriveriez à désespérer de votre sort, au point d’arriver à renier Dieu. La confiance est ce fil qui, bien que ténu, vous conduira sûrement hors du labyrinthe compliqué de l’existence terrestre entre les bras du père aimant, qui justement en ces circonstances où il vous semblera être très loin, vous est au contraire très proche. Priez et implorez toujours, mais ne demandez jamais rien d’impossible, et rien de mondain . Esprit vous êtes et esprit je suis ! Je vois, juge et œuvre en être spirituel, et vous aussi vous devez déjà ici, durant le cours de votre vie terrestre, vous habituer à préférer le spirituel au matériel.
« Ce que vous demanderez au Père en mon nom vous sera donné ! » De cela vous pouvez être sûrs, puisque c’est moi-même qui maintenant vous refais ici la même promesse. AMEN !