« Du semeur et de la semence … »

Sermon du dimanche 31 janvier :

Révélation de Jésus Christ reçue par Gottfried Mayerhofer (en audio)


Il s’agit d’examiner de quelle façon cette parabole peut-être appliquée aux temps, et si l’on peut en tirer une autre signification plus profonde. Qu’est donc vraiment la semence ? A quelle fin est-elle répandue ; et, ce faisant, que se propose le semeur ? C’est seulement après, que l’on pourra alors interpréter et expliquer la correspondance spirituelle de la parabole. Seul celui qui connaît le sens le plus profond et la correspondance spirituelle des mots, celui-là seul peut dire connaître sa langue au vrai sens des mots; alors toute parole qui sort de sa bouche est un rayon de lumière spirituelle qui illumine aussi son âme en lui, et qui en la spiritualisant la conduit progressivement à s’unir à moi.
La graine d’un arbre porte en elle tous les germes de sa future destination, ainsi ma parole aussi, en tant que produit de mon esprit, est une semblable semence qui ne mourra jamais, mais qui au contraire doit durer éternellement et reproduire continuellement de nouvelles choses. Et c’est pourquoi mon bien aimé Jean dit :
« Au commencement était la parole et la parole était Dieu » Moi, en tant que Dieu, Je suis donc dans la Parole, et la Parole en même temps est aussi le semeur. En tant que semeur, je répands ma semence sur tout ce qui est créé, et comme le sol, n’est pas partout également bon et apte à la recevoir ; même les mondes de ma création ainsi que leurs habitants ne se trouvent pas tous au même degré de développement, et deuxièmement, les hommes ont partout leur libre volonté, et ils peuvent faire une chose ou bien s’en abstenir, comme cela leur convient le mieux. C’est la raison pour laquelle on trouve des résultats spirituels si variés sur tous les corps de l’univers et auprès des divers hommes ; de là aussi les routes si inégalement longues que tous les êtres créés doivent parcourir pour arriver à leur but, qui est : La spiritualisation de leur âme. Donc, moi, en tant que semeur, je répands ma semence, et chaque âme ne doit imputer qu’à elle-même, selon sa volonté, si cette semence accueillie avec indifférence ne met pas racine ;ou bien si, à peine poussée comme tendre plante, elle se fane déjà en raison du terrain pierreux de son cœur qui lui refuse la nourriture, ou enfin si elle se laisse étouffer par les passions mondaines. Ma Parole est encore répandue, pour inciter les créatures humaines à devenir des hommes vivants dignes de moi, et qu’ils puissent, en tant qu’images de mon Moi Divin, progressivement atteindre cette fin à laquelle je les ai destinés. Mais quels fruits trouverai-je auprès de ceux qui n’ont pour visée que leur propre intérêts, là où la semence est tombée sur le sol pierreux de cœurs égoïstes, enfin là où la tendre petite plante a été étouffée au milieu des plaisirs du monde ? Peu nombreux seulement sont ceux qui malgré les contrariétés de la vie, gardent dans le cœur ma parole, la cultivent avec un soin amoureux en la traduisant en actions vivifiantes. Peu sont les élus qui obtiennent la palme de la victoire, ayant atteint réellement cette fin, à laquelle ils devaient parvenir. Parce que, moi j’en ai donné l’exemple, mes disciples ne doivent craindre ni la pauvreté, ni le mépris, ni les persécutions, ni les mauvais traitements , puisque moi aussi je naquis pauvre, je fus persécuté, injurié et enfin tué sur le bois de l’infamie. Cependant comme moi-même, je triomphai du monde, de la mort et de l’enfer, ainsi triompheront ceux qui auront suivi mes pas, ils seront récompensés par leur certitude de conscience d’avoir certes souffert et lutté pour l’amour, la justice et la vérité, mais aussi d’avoir triomphé. Le temps s’approche où le froment devra être déposé dans les greniers, et en même temps l’ivraie devra être brûlée pour subir encore un processus de purification, bien que par des voies très longues, de sorte que par le vrai fruit mes moissonneurs sauront distinguer le blé de l’ivraie. Ne laissez donc pas vos cœurs se pétrifier, ni se couvrir de ronces, cultivez-les de façon qu’ils soient toujours prêts à accueillir Ma Parole, de sorte que celle-ci y puisse germer et prospérer. Donc : Qui a des oreilles pour entendre, entende, tant qu’il en est encore temps !
AMEN !