« De la pêche miraculeuse de Pierre. »


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Révélation de Jésus Christ reçue par Gottfried Mayerhofer

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L’évangéliste raconte la façon selon laquelle je gagnai à ma cause ces pêcheurs, c’est-à-dire, en leur montrant que celui qui place une foi en moi, ne sera jamais déçu dans ses espérances ; certes, cela va de soi, à condition que ses désirs soient bons et justes à mes yeux, et qu’ils tendent au progrès spirituel. Que j’eusse choisi presque tous mes disciples précisément dans la classe des pêcheurs, cela avait sa raison dans le fait que de tels hommes, exposés comme ils l’étaient presque toujours aux dangers de la mer, croyaient donc plus que les autres en un Dieu et en une divine providence ; ils étaient donc plus spirituels et plus pieux, et, grâce à leur nourriture principale qui consistait justement de poisson, ils étaient aussi d’un naturel plus pacifique que ceux qui se nourrissent de viande. Cependant, à l’époque actuelle, je réclame de vous et de tous ceux qui veulent me suivre, les vertus de pierre, c’est-à-dire : La confiance illimité en moi, et la claire reconnaissance de votre propre indignité ! Ce fut justement sa conviction de ne pas être digne de vivre près de moi, son humilité spontanée devant moi, qui fit du pêcheur Simon un roc, une pierre ( Qualité de la foi ) sur laquelle, comme je le dis, j’aurais édifié mon église, que toutes les puissances de l’enfer ne pourront jamais détruire. Cette confiance qu’il m’avait montrée déjà lors de notre première rencontre, se consolida ensuite toujours plus, et sa foi devint forte comme un roc. Jean aussi, en tant que l’amour personnifié, doit être pour vous une étoile-guide de première ordre dans le ciel spirituel ; mais pour devenir semblables à lui , et vous mériter son appellation « mes biens aimés » vous devez d’abord passer par l’école de pierre, et celle-ci est représentée pour vous par le monde avec ses tentations. Au milieu du tourbillon du monde vous devez toujours avoir devant vos yeux, ma toute puissance et votre faiblesse, car autrement, il n’est pas possible de parvenir à la paix de Jean, qui n’éprouvait rien autre pour moi que le pur et sincère amour et la vénération d‘un enfant. Ces douces émotions, ce total abandon de soi en mes mains, cette façon de vivre seulement pour le spirituel : ce n’est pas, dans les circonstances actuelles du monde, chose si facile aux hommes et pas même pour mes disciples ; c’est même pour eux chose de difficile réalisation, parce que trop grande est la décadence du monde et trop puissante son influence continuelle faisant irruption dans la vie spirituelle de l’homme, pour que quelqu’un puisse en général s’en libérer totalement. Ce que je suis spirituellement en tant que fils et en tant que Père ou bien comme sagesse et comme amour dans la création, Pierre et Jean le représentent de la même manière en tant que mes disciples. Parce que Pierre était la prudence qui doit être employée à l’égard du monde, et Jean la bonté de cœur qui ne diminue jamais en dépit de toutes faussetés et des violences du monde, ces vertus, dont la première correspond à la sagesse, et la seconde à l’amour. Soyez prudents comme les serpents et simples, comme les colombes, parce que l’habileté du serpent, dans sa correspondance spirituelle, signifie que l’homme doit user de prudence pour se défendre du monde, mais dans le même temps user de la simplicité de la colombe, en tant que vertu pacifique qui ne pense ni ne pratique quelque chose de malicieux et de pervers, même pas pour se défendre. Et maintenant vous voyez à nouveau comment dans les paroles, dans les œuvres et dans les miracles de mes années de prédication, tout est d’origine spirituelle, et tout a une signification essentielle ; il suffit de bien peser avec les yeux de l’esprit le sens profond de tels événements, pour voir se dissiper peu à peu l’épais voile de l’incompréhensibilité, et apparaître comme un soleil, pure et claire la vérité, là où auparavant on n’avait lu avec le seul intellect que des paroles seulement énigmatiques et décousues. Pour celui qui a progressé et pour le régénéré en esprit, toute la nature devient un livre vivant, en lequel il ne trouve pas marqués, que des avantages pour la vie matérielle, mais bien plutôt des avertissements et des indications spirituels, dont l’âme désire ardemment s’emparer ; je vous fournis continuellement, comme une éternelle mine en laquelle se cachent les plus sublimes vérités que j’ai réservées à ceux qui, après être passés par l’école de pierre, sont arrivés à passer à l’amour de Jean. En triomphant dans toutes les tentations et dans tous les combats, qui ne représentent rien autre que l’amour infini de votre Père, qui vous récompensera richement pour la foi et la confiance que vous aurez montrées à son égard durant votre vie terrestre. Cependant, ne vous abandonnez pas à l’illusion d’être peut-être déjà les élus et les infaillibles. N’abandonnez pas mon bras, fiez-vous à moi et non à votre propre force éphémère, parce qu’un léger souffle de vent spirituel est suffisant quelquefois pour abattre tout le superbe édifice de votre humaine assurance et de votre force morale. Vous aussi, comme Pierre autrefois, vous êtes appelés à attirer les hommes dans le filet de la foi en moi, mais comme premier travail vous devez commencer par vous-mêmes, en n’oubliant pas que les paroles n’ont de valeur seulement que lorsqu’elles sont accompagnées des actions correspondantes au sens le plus noble du mot, et que seules ces dernières sont celles qui conduisent vos frères et sœurs en mes saintes mains ! Mais, avant que votre mission puisse avoir lieu, il est nécessaire que votre cœur soit en possession de la prudence de Pierre, de l’amour vivifiant de Jean, et nécessaire de vous souvenir toujours de votre faiblesse et d’être assurés de ma puissance. Ce sont les seules conditions pour pouvoir accomplir Ma volonté.
AMEN !