« De la brebis égarée. »

Sermon du dimanche 06 juin :

Révélation de Jésus Christ reçue par Gottfried Mayerhofer (en audio)


Bien que vous soyez en possession d’un langage assez complet dont vous vous servez pour exprimer vos pensées, vous n’êtes pas en mesure de pénétrer le sens en profondeur ; aussi dois-je remplir auprès de vous les fonctions non seulement de maître et interprète de mon évangile, mais aussi bien de maître de langue. Dans les trois paraboles en question : la brebis égarée, de la drachme perdue, et de l’enfant prodige, il faut éclairer : 1° Ce que signifie le mot « perdu » 2° pour quelle raison désire-t-on si ardemment retrouver ce que l’on a perdu ? 3° Pourquoi l’on éprouve une joie aussi extraordinaire à retrouver ce qui était perdu, joie qui bien souvent est très supérieure à celle suscitée par des choses beaucoup plus précieuses et plus importante que l’on possède encore ? Quand on demande quelque chose il faut avant tout connaître clairement et avec précision la signification de la demande et sa valeur, car ce faisant, la réponse se trouve déjà donnée à moitié par la question elle-même. La perte est à considérer, quelle que soit la chose qui s’est dirigée vers une autre destination, ou qui a pris une direction différente de celle qui lui était prescrite. Du moment donc que cette signification peut avoir une si profonde influence dans la vie de l’homme, il en dérive la seconde question : « Pourquoi l’homme désire-t-il si ardemment revenir en possession de ce qu’il a perdu ? L’homme cherche donc avec le vif désir de ramener la chose perdue dans sa propre sphère d’action, afin qu’en celle-ci l’objet reprenne la place qu’il occupait avant et rétablisse l’équilibre, et puisse de nouveau servir à cette fin que l’homme avait estimée être la plus adaptée pour lui. En tout cela se trouve presque déjà elle-même la solution de la troisième question, à savoir : Pourquoi l’homme éprouve-t-il une joie plus grande pour ce qu’il a retrouvé que pour ce qu’il posséda déjà avant ? Voyez-vous, le fait de chercher quelque chose coûte de la fatigue, et avec elle une dépense d‘énergie ; mais la joie que procure la découverte de la chose, rééquilibre largement les énergies perdues ; d’où en dérive le contentement. C’est ainsi qu’en premier lieu j’exposai aux pharisiens et aux docteurs de la loi, qui se scandalisaient de me voir fréquenter et visiter les pécheurs, la parabole du pasteur qui cherche la brebis égarée. Qu’est-ce donc qu’un pasteur ? Un pasteur est un homme à qui est confié par son maître un certain nombre d’animaux, pour qu’il les conduise à quelque bon pâturage et les protège en cas de danger. Aussi le pasteur doit-il choisir les lieux qui conviennent le mieux. Donc, si je visitais les pécheurs et demeurais avec eux à table, je fournissais ainsi justement la preuve que le médecin doit approcher et visiter les malades, pour la simple raison que les bien-portants n’ont pas besoin de lui ;car un homme malade dans l’esprit et égarée, à qui mieux peut-on le comparer, sinon peut-être à une brebis égarée, qui ne sait plus où diriger ses pas ? L’homme égaré et malade en esprit, qui, séduit par le monde, ne connaît pas sa propre destination spirituelle et court le danger de perdre la vie de l’Esprit et de manquer complètement à sa vraie fin, à savoir, celle de devenir citoyen d’un futur royaume éternel. A cause d’un semblable égarement, l’âme peut justement, après de longues périodes de temps, après de grandes souffrances et de nombreuses expériences amères, arriver là où, par mon entremise, elle pourrait arriver par la voie la plus courte.
« Un pasteur a le devoir de conduire ses brebis sur de bons pâturage, et hors des dangers ». Tel était aussi mon devoir quand je m’attelai à la tâche de vouloir tirer les hommes des mauvaises voies par lesquelles, eux, insouciants du danger, s’étaient acheminés, et de les reconduire sur le vrai sentier de la vie et vers leur vraie destination spirituelle. J’avais bien d’autres motifs pour leur exposer ces paraboles : pour « la parabole de la brebis égarée », comme l’être animique ;puis pour la seconde : « La perte d’un bien matériel » de valeur plus ou moins imaginaire ; et enfin, en dernier : « La perte d’un bien spirituel », c’est-à-dire d’un enfant perdu. Avec de tels exemples je voulus leur faire comprendre qu’aux pertes relatives à l’âme on peut remédier plus facilement qu’à celles matérielles, tandis que les plus difficiles à réparer sont les pertes spirituelles ;puisque dans le premier cas celui qui s’est perdu ou égaré peut-être de diverses façon et en diverses circonstances rendu attentif sur sa fausse prise de position et ramené sur le bon chemin. Les pertes matérielles au contraire occasionnent ordinairement une oppression si forte pour l’âme qu’elles peuvent la faire vaciller dans sa foi en moi, où la réduire tout à fait au désespoir ; et elle fait alors tous les efforts possibles pour réussir à acquérir ce quelle a perdu et auquel elle s’était habituée. Cependant, on comprend de soi-même que, dans le récit de ces faits matériels, j’avais toujours en vue seulement le sens spirituel. En ce qui concerne ensuite la troisième parabole du fils perdu, il faut considérer que j’avais déjà beaucoup attiré mes auditeurs à la compréhension du concept spirituel, pour pouvoir leur citer à la suite un exemple qui traite de la perte de la dignité spirituelle d’un homme qui oublieux de sa noblesse morale, s’adonne seulement aux plaisirs du monde, et qui , ayant rompu les liens qui l’unissaient à ses parents, à sa famille et à sa maison, cède aux mauvaises passions, jusqu’à ce que, enfin dégoûté et moralement ruiné, il reconnaisse la profondeur de l’abîme où il s’est volontairement précipité. Dans la première parabole il s’agit d’un pasteur, qui a sauvé de la perdition une brebis, c’est-à-dire un être très inférieur à lui, et l’a rapportée sur ses épaules à son propriétaire. La seconde parle d’une femme qui, après avoir retrouvé un bien matériel redevient heureuse. Ces deux paraboles se réfèrent seulement à des faits plus ou moins matériels. La troisième parabole par contre a une valeur bien plus grande, spirituellement, puisqu’elle se réfère à moi, Père de toute créature ; elle traite de la perte d’un fils comme membre de la famille, et ensuite du repentir montré par l’âme égarée, et de l’inépuisable amour miséricordieux d’un Père aimant et saint, avec tous les effets qui s’en suivent. Ce dernier exemple était le plus important, puisque avec lui je mis en relief devant mes auditeurs comment doit être un vrai père, mais à qui malheureusement peu seulement ressemble. Cependant je voulus leur montrer aussi la joie qu’éprouve le créateur et Père de toute créature quand un fils qui l’a abandonné de sa propre volonté, fait ensuite spontanément retour à lui. Il est donc suffisamment clair que ces paraboles devaient refléter trois tableaux tirés de la vie humaine, qui se répètent continuellement et se rencontrent partout. Pour récupérer les brebis égarées, et pour amener les derniers à un retour volontaire, je ne néglige rien certes ; comme par exemple : les tribulations en tout genre, les maladies, la mortalité et les autres avertissements, qui ont pour but d’éveiller habileté et reproche, afin qu’ils tiennent les yeux bien ouverts, et qu’ils gardent vivant dans l’esprit le souvenir qu’il existe une autre existence, une autre vie. Dans le résumé des « douze heures », je vous ai montré, comment l’ensemble de toute la création visible représente le fils perdu, et de quelle façon il doit progressivement faire retour à moi, son créateur et Père. Ce processus se développe sur tous les mondes de la création matérielle ; mais sur terre il arrive rapidement à sa conclusion. Et c’est pour cela que vous tous sur cette terre êtes exposés davantage à tout genre de tentation, la récompense dans votre future existence, étant plus grande que pour n’importe quel être dans l’infini, où le processus de purification s’accomplit bien plus lentement ; tandis que vous, munis de la grande lumière de vérité de ma parole, de mon amour avec mon exemple, vous pouvez, en le voulant fortement, arriver en peu de temps là où les êtres ne peuvent arriver seulement qu’après des époques incommensurables. Ici, sur cette terre, le processus de purification doit s‘accomplir avec une plus grande rapidité, aussi en raison du fait que vous avez sous la main tous les moyens, et que toute disposition a été prise, afin que, au fur et à mesure que les hommes spiritualisent leur âme, par répercussion de cette âme, leur corps subit aussi une rétroaction qui incite les esprits encore relégués dans la ténébreuse matière à un plus rapide progrès ; et comme l’âme se spiritualise progressivement, la suit du même pas aussi le corps qui lui sert de demeure ! Hâtez-vous donc aussi de contribuer le plus que vous pouvez à ce processus de spiritualisation, commencé sur votre initiative ; de sorte que, plus vous renoncez aux choses qui vous lient au monde, plus se spiritualise votre âme, qui finira ensuite par resplendir à travers votre enveloppe extérieure, tandis que celle-ci deviendra un reflet de l’intérieur spirituel . Tendez donc avec tout votre empressement à cette fin ; pensez à la joie que vous procurez à tant d’esprits et d’êtres qui prennent part à votre sort, qui en partie est aussi le leur, pour vous avoir aidés ; et si même les tribulations et les combats de tout genre ne peuvent être séparés de ce processus, pensez que le but final est digne de toutes ces fatigues. Mon amour Paternel vous en récompensera, vos frères spirituels se réjouiront avec vous, et vous-même jubilerez, pour les difficultés surmontées ; et ainsi en progressant en une éternelle ascension, de béatitude en béatitude, et d’allégresse en allégresse, vous oublierez les légères souffrances d’une courte vie d’épreuve. Suivez donc le pasteur ! Ne vous égarez pas à nouveau, pour suivre d’autres voies après que lui se soit donné tant de peine pour vous indiquer celle vraie qui conduit à la vie éternelle et au titre de « SES ENFANTS » AMEN !